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 You and I walk a fragile line ❦ Lazare {Terminé}

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Haunted

La cité des anges... quelle ironie de porter un tel nom compte tenu des derniers évènements qui s'y étaient déroulés, de ces menaces qui ne cessaient de planer, tant sur les humains que sur les immortels. Le monde ne cessait de trébucher sur les conspirations et les tentatives d'assassinat aux motivations beaucoup trop diverses pour être toutes nommées ici très certainement : vengeance, haine, besoin de se nourrir, cruauté, jeu, politique, conspiration... La Pyre Night en avait été l'exemple parfait, l'ordre se moquant bel et bien des victimes innocentes qu'il pourrait faire. Où était donc la logique ? N'était-il finalement motivé que par des sentiments sombres et désastreux ? Fallait-il sous-entendre que les membres de l'ordre étaient des êtres capables de sacrifier l'innocence pour atteindre son but ? Et ils osaient critiquer les vampires ? Pour la peine, si j'avais autrefois pu comprendre certaines de leurs motivations, j'y voyais à présent une véritable perversion, peut-être plus profonde si on venait à les comparer aux valeurs de la Camarilla. Bien évidemment, je ne parlais pas des anarchs ou du sabbat. Eux étaient encore des êtres à part, avec leurs propres convictions et leurs propres manières de vivre.

Des êtres... oui, à part, et pourtant certains faisaient partis de mon entourage à l'image d'Ismaël que j'avais connu lorsque j'étais encore une petite fille, bien que ma croissance ne m'avait pas laissé m'y égarer bien longtemps. Mais c'était surtout ces menaces perpétuelles qui m'exaspéraient... Outre ma position, c'était mon statut d'hybride qui rendait tout ceci-ci plus compliqué encore, laissant perler une fragilité de mon être dont mon père avait véritablement conscience puisqu'il ne cessait de veiller sur moi. Peut-être un peu par inconscience, mais surtout par indépendance, je ne lui avais pas fait part de ma mésaventure au parc, la dernière action de l'Ordre le laissait s'inquiéter à juste titre des derniers faits qui avaient secoués la ville... Un délicat mensonge flottait sur les journaux : une mise en scène. Rien n'avait été réel. Rien n'aurait dû être réel, mais cela n'avait pas été le cas, tout ne se dissimulait pas derrière une illusion ou un simulacre. Mais pire encore, la Camarilla avait perdu quelques membres, au même titre que les autres groupes très certainement, je m'interrogeais néanmoins si l'Ordre avait subit de lourdes pertes ou s'il avait su tirer son épingle du jeu.

Mais personne ne viendrait me le souffler à l'oreille, tandis que je me rendais dans ma chambre, un mug de sang à la main, auquel j'avais déjà bu plusieurs gorgées que je savourais comme si c'était du chocolat chaud, tandis que je grimpais les marches de l'escalier. Mon téléphone dans l'autre main, j'écrivais un message à une amie qui me demandait si je comptais sortir cette nuit... du moins c'était ce que je faisais lorsque j'ai ouvert la porte de ma chambre et qu'une bourrasque entraînant des parfums aussi lointains que proches, les charriant jusqu'à moi avec une indifférence presque étrange compte tenu de la fragrance qui attira mon attention. Plissant les yeux, ce fut déjà la pièce que je scrutais attentivement pour découvrir que personne ne s'y trouvait. Car les souvenirs étaient revenus s'imposer à ma mémoire, s'y prélassant sournoisement tandis que mes doigts chargés du téléphone venaient effleurer la morsure dont pas une seule cicatrice ne laissait deviner l'ancienne présence. Pourtant, si nette et propre avait-elle été, les conditions dans lesquelles elle s'était déroulée ne pouvaient me permettre d'oublier cet instant et de ne pas être sur mes gardes à présent qu'il semblait se trouver si près d'ici. Beaucoup trop près. Pourtant, Hollywood n'était pas le quartier réputé comme le plus désertique, bien au contraire, les imposantes demeures étaient surveillées, certaines bénéficiant même de caméras. Ici, il était surtout question de vampires plus que centenaires qui traînaient à l'intérieur en compagnie de mon père, traitant d'une affaire quelconque.

Combien de temps leur faudrait-il pour réaliser qu'un invité se promenait sur les terres de la Camarilla ? Combien de temps leur faudrait-il pour faire le lien de cette présence avec moi ? Pinçant les lèvres légèrement contrariée, ma tasse trouva refuge sur un meuble quelconque tandis que je m'emparais d'un pieu rangé sous mon oreiller... Un peu paranoïaque ? Sûrement, mais j'avais rêvé d'une fin moins rassurante que celle qui m'avait vue courir dans les rues de L.A. durant quelques jours, et si les cauchemars s'étaient évaporés, ma méfiance persistait plus encore depuis cette fameuse nuit et Pyre Night. La porte close de ma chambre retiendrait le parfum de l'intrus, alors que je me décidais à passer par la fenêtre pour atterrir souplement dans le jardin et me diriger d'un pas déterminé vers la senteur caractéristique du vampire qui était décidément bien trop proche pour son propre bien ou le mien. Il ne me fallut que quelques instants pour me rapprocher de l'endroit où il se dissimulait... quelques instants où je n'avais pas eu le temps de véritablement chercher quelque chose à lui dire autre que ce qui allait s'extirper de mes lèvres à présent sans préméditation tant je restais méfiante, mes doigts enserrant le pieu que je tenais à la main. Je n'aurais qu'à appeler... et il regretterait amèrement d'avoir pris tant de risques pour se venger. « Sérieusement Lazare ? » demandais-je avec ironie en m'immobilisant de sorte à ce qu'il ne soit pas trop proche de moi et que je puisse réagir en cas d'attaque. « Si tu ne veux pas mourir ce soir, va-t-en d'ici. » Fous le camp ! Pensais-je plus vivement dans le silence de mon esprit. L'être revenait me hanter comme une ombre maladive qui finirait par me rendre folle s'il ne disparaissait pas une bonne fois pour toute. D'autres fragrances... des impressions... des parfums... comme un tourbillon qui se resserrait plus étroitement.



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Dernière édition par Dawn S. Lacroix le Sam 9 Nov - 23:53, édité 1 fois
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Lazare Falkenbach
En ville depuis le : 19/10/2013
Gouttes de sang : 140
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Je suis : un vampire
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Les aller-retours entre la forêt et la ville se faisaient de plus en plus fréquents. Les chasses s'intensifient et les victimes se font plus nombreuses, mais à mon plus grand désespoir la distraction y est moindre. Ce n'est pas lassitude qui me tombe soudainement sur la gueule sans prévenir mais bien pire. Rien qu'à y penser, un frisson de dégoût secoue mon corps. Le plaisir de chasser et de tuer est toujours là, prenant, grisant mais alors que je pouvais me reposer sur mes lauriers plusieurs jours durant, aujourd'hui la réjouissance retombait à peine rentré au bunker alors je revenais prétextant une soif dévorante pour préserver ce qui me restait de raison. Comme souvent, mes pas se font lent, hésitant. Je traîne. Comme souvent ces derniers temps. Je soupire bruyamment, un humain me jette un regard en biais avec son air idiot et concerné. Qu'est ce que je fous ici moi ? La chasse s'est terminé depuis un bout de temps, la proie est refroidie depuis plusieurs minutes maintenant, j'ai encore l'arrière goût métallique du sang au fond de la gorge. Je jette un regard noir au pseudo samaritain qui détourne rapidement le regard et continue sa route. Sage décision, ça en fera toujours un qui se lèvera demain matin. Je continue mon petit bonhomme de chemin, me cachant cette fois à l'abri de ma capuche pour éviter les regards humains. Ou bien est-ce moi qui tente de les faire disparaître de ma vue ? Leurs présences m'agacent, l'odeur vulgaires de leurs parfums me donnent la nausée, le battement de leurs cœurs, leurs caquetages incessants me donnent la migraine. J'accélère la cadence pour me sortir de ce bourbier et foncer tête baisser dans un nouveau.

Mes gestes se font dans un automatisme effrayant. Mieux vaut ne pas trop réfléchir, ça me foutrait encore en rogne et j'en avais vraiment pas besoin ici. Les humains se font de plus en plus rares et les maisons de plus en plus luxueuse, tape à l’œil. Loin d'être un endroit que j'affectionne. On était très loin de ma forêt, de la tranquillité qu'elle m'apportait, du mystère qui en effrayait certains. Tout ici transpirait le superflu, l'artificiel. N'importe qui pouvait se rendre compte que je ne venais pas d'ici, je faisais tâche. Qu'est ce que ça pouvait me faire ? Je n'étais pas là pour me faire adopter non plus. En fait j'avais rien à faire ici. Faut que je fasse demi-tour tout de suite. Pourtant je continue, comme possédé. Je m'éloigne de la rue principal et coupe à travers quelques jardins non surveillés. Tout est si naturel que ça m'effraie. Un dernier mur et j'y suis. La villa s'étale sur l'horizon imposante, comme ses propriétaires j'imagine. Les grands noms de la Camarilla dans une coque de noix ce ne serait pas sérieux. M'adossant à un arbre, comme si j'en avais besoin pour ne pas oublier qui j'étais, ne pas aller trop loin, éviter les risques inutiles. Pour si peu...

Elle apparaît enfin derrière la fenêtre de sa chambre, celle qui hante mes rêves sans même y avoir été invité. Je l'observe un moment sans vraiment savoir ce que je cherche et finis par fermer les yeux sentant une pointe d'agacement m'envahir. À quoi ça rime tout ça ? C'est le sang, Lazare. Rien que le sang. Bordel mais bien sûr que c'est à cause de son sang ! Pourquoi je me répète ça moi ?! Qu'est ce que je viendrais foutre à sa fenêtre si ça n'avait aucun rapport avec le sang ?! Les effets se dissiperont, il le fallait. Inspirant profondément, la quiétude m’envahit doucement, c'est elle que j'étais venu chercher. Pas Dawn. De toute façon, impossible de l'approcher. Toujours ce foutu pieu sur elle et il ne faisait aucun doute sur le fait qu'elle n'hésiterait pas une seconde à s'en servir. Tout ça était d'un pathétique, s'en était affligeant. À quoi je ressemblais franchement là ? À moitié endormi sous mon arbre comme presque un jour sur deux. On était très loin du chasseur là. Même les humains les plus mielleux n'étaient pas si ridicule. Un feulement de colère s'échappa de mes lèvres et mes griffes comme d'instinct s'allongèrent. Mais à qui m'attaquer à elle ? Et où est ce que j'irais moi pour retrouver un peu de tranquillité après ? Moi ? Non ! Alors là jamais ! Tout était sa faute, elle aurait dû mourir. Son odeur entêtante sembla se rapprocher et j'ouvris les yeux, surpris de la voir devant moi. Pour peu j'aurais sursauter mais au lieu de ça je la fixais méfiant surtout qu'elle avait encore son putain de pieu. « Sérieusement Lazare ? » Tiens elle se souvenait de moi, j'en serais presque honoré mais j'imagine qu'on oublie pas le nom de celui qui a tenté de vous tuer si facilement. Sans répondre ou daigner me lever, je retirais simplement ma capuche passant une main sur mon crâne d'un geste presque agacé. C'était déjà bien assez humiliant d'être ici, pas besoin d'en rajouter en venant ici. « Si tu ne veux pas mourir ce soir, va-t-en d'ici. » Sans pouvoir retenir un rire nerveux à sa menace, je levais les mains en l'air en signe d'innocence. «  Dawn... Tu m'as raté une fois. Je doute que tu feras aussi bien une seconde fois. » La défiant du regard, je ne daignais pas bouger d'un cil. Elle ne s'approcherait pas de moi, enfin je l'espérais. Vu la distance qu'elle avait mis entre nous c'était plutôt encourageant. Je désignais son pieu d'un léger hochement de tête : « C'est mon cadeau de bienvenue ? T'as encore oublier la poche de sang ? » Je jouais avec le feu mais cette fois c'est elle qui l'avait cherché, jamais je ne lui avais demandé de venir moi. Surtout que pour le moment j'étais resté plus que sage, pas besoin de se ramener avec ses grands airs et son pieu pour me menacer de mort. Qu'est ce que j'avais fait de mal là sérieux ?

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Dernière édition par Lazare Falkenbach le Jeu 7 Nov - 21:02, édité 1 fois
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Haunted

Un misérable tourbillon d'une fragrance devenue presque trop familière et que j'avais parfois l'impression de sentir. Ce soir plus encore... Ce soir... Peut-être que les rêves n'étaient pas si innocents et possédaient ce lien involontaire à sa présence, car il m'arrivait de dormir certaine nuit. Il m'arrivait de m'allonger sous ma couverture, lovée sous la chaleur de mes draps, parfois avec la compagnie de Nathanaël venu cherché auprès de moi du sang et persistant à mes côtés comme s'il ne pouvait pas faire autrement ou en ressentait le besoin, à défaut d'ordre que j'aurais pu lui donner pour me satisfaire. Mais à quoi bon ? Qu'avais-je de si important ? S'il avait été présent, l'aurais-je envoyé jusqu'ici à la rencontre du vampire ? Certainement pas. Si j'avais confiance en son silence, je ne l'aurais pas volontairement mis en danger. Et au lieu d'agir avec maturité, j'agissais telle une gamine ayant trop besoin d'indépendance pour la sacrifier au profit de paroles chargées d'un sens que je ne voulais très certainement pas voir s'évader de simples souvenirs. Ainsi, la présence du vampire m'exaspérait... Pourquoi venir me chercher jusqu'ici alors qu'il n'aurait eu qu'à attendre un autre instant, même si je faisais plus attention ces derniers temps ? Était-ce réellement la première fois qu'il se rendait jusqu'ici ? Mon père ne m'aurait peut-être pas informé d'une présence rôdant aux alentours de la villa pour ne pas m'inquiéter, ou ne pas me pousser à tenter de résoudre cette question. Mais rien n'était moins sûr, peut-être était-ce simplement une pulsion malsaine de la part de Lazare de s'introduire presque jusque dans mon lit tel un Dracula mesquin et assoiffé d'un sang mille fois désiré.

Mais il se tenait là, adossé contre un tronc d'arbre quelconque, la fragrance de son être flottant traitreusement jusqu'à moi, ne m'offrant nul doute sur l'identité de l'être qui déposait à présent son regard sur moi avec méfiance. Parfait reflet de celle que j'étais à cette seconde, sauf que j'aurais préféré être encore dans ma chambre à siroter ma tasse de sang sans que sa présence ne vienne troubler la quiétude d'une simple soirée où je serais peut-être sortie... ou non. Ma première question s'évada, ne produisant chez lui d'autres réactions que le fait d'abaisser sa capuche, dévoilant l'ombre d'un... agacement ? Non. Cela ne devait pas être ça, ou peut-être avais-je brisé les rêves qu'il se faisait des évènements à venir. Peu importe, cela ne m'intéressait aucunement, aussi laissais-je une simple menace franchir mes lèvres s'il ne partait pas sous peu. Menace à laquelle il ne trouva rien de mieux à faire que de se mettre à rire, même si j'y décelais une once de nervosité que je ne savais pas comment interpréter... Cet être était une énigme sur bien des points, mais il était un prédateur et un assassin, ses mains levées en signe d'innocence pouvaient devenir l'instant suivant une arme douloureuse et meurtrière. Et son geste de reddition ne m'apaisa nullement, tant dans ma méfiance que dans mon désir de le voir partir. D'autant plus qu'il précisa douter de ma capacité à le tuer en me défiant du regard.

« Sauf que ce soir je ne suis pas seule. Tu es sur les terres de la Camarilla et s’ils réalisent que tu es là… » soufflais-je, un léger sourire narquois étirant mes lèvres comme si finalement je me réjouissais de cette alternative. Mais si c’était réellement le cas, pourquoi serais-je venu le prévenir ? Pourquoi aurais-je fait l’effort de me rendre jusqu’ici ? Parce que je craignais qu’il parle de cette autre nuit à un vampire qui ne saurait pas tenir sa langue ou à mon père lui-même ? Parce que je restais celle qui voulait qu’il y ait le moins de mort possible ? Pourtant, je ne cherchais qu’à le voir disparaître et sortir de ma vie une bonne fois pour toute. Sa simple proximité me rendait nerveuse, mal à l’aise et je détestais cette impression de converser avec celui qui tenterait à nouveau de mettre fin à mes jours. Puis d'un simple signe de tête, il désigna l'arme que je tenais à la main, sans que je n'ai besoin de baisser les yeux pour savoir de quoi il parlait. « C'est mon cadeau de bienvenue ? T'as encore oublier la poche de sang ? » « Parce que tu en aurais voulu ? Ça peut encore s’arranger si tu veux. » répliquais-je avec une ironie mordante. Comme si… Il jouait avec moi, mais préservait cette distance comme s’il savait que cela n’aurait fait que précipiter des évènements fâcheux. « Mais ne compte pas boire une nouvelle fois à ma gorge. » insistais-je avec détermination, mes doigts resserrant leur emprise sur le pieu que je ne comptais pas ranger aujourd'hui. Et si j'avais eu plus de cran ou d'inconscience, j'aurais fait un pas vers lui. Mais je n'étais pas suicidaire.

Inclinant légèrement mon visage sous un soupire, mes prunelles ne le quittèrent pas des yeux. Je cherchais à savoir… mais j’étais persuadée que… mon sang n’avait eu aucun effet sur lui, il n’était ici que pour me tuer. Ce détail aussi je ne voulais qu’aucun autre vampire ne l’apprenne pour la seule et unique raison que je ne voulais pas devenir une tentation pour qui que ce soit. Ma sécurité était en jeu et mon père… Lazare était un problème ambulant, mais il avait raison, il préviendrait mes coups, il savait que je ne voudrais pas le laisser survivre, que si je frappais ce serait la poitrine, le cœur. Peut-être se doutait-il que je puisse regretter de ne pas l’avoir achevé quand j’en avais l’occasion. « J’aurais dû te tuer quand j’en avais l’occasion. » soufflais-je finalement comme une confession glissée sur le firmament de la nuit troublée par les lueurs des propriétés environnantes. Mais les étoiles perçaient et le monde de l’obscurité était une nouvelle fois témoin de nos échanges, de nos paroles, de cet affrontement tacite. Car je ne me laisserais plus berner par l’apparente innocence de ses mains désarmées. Mes poignets se souvenaient encore de la déchirure qui les avaient saisi cette autre nuit, des trésors d’armes dissimulées à même la peau de celui qui n’était rien d’autre que mon ennemi. « Qu’est-ce que tu me veux à la fin ? Ne peut-on pas s’arrêter là et faire comme si on ne s’était jamais rencontré ? » dis-je finalement avec agacement en fixant ses prunelles des miennes, alors que je m'inquiétais d'être devenue le trophée qu'il ne pourrait abandonner que dans un déchirement qui pourrait bien sonner ma fin autant que la sienne. Je m'inquiétais qu'il ne soit qu'un psychopathe, le digne monstre dépourvu de sentiments, sociopathe malsain et obsessionnel qui ne pouvait simplement tourner les talons comme j'espérais qu'il le ferait.


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« Sauf que ce soir je ne suis pas seule. Tu es sur les terres de la Camarilla et s’ils réalisent que tu es là… » Cette nuit, nous n'étions plus sur mon terrain de chasse mais chez elle. À quelques mètres, il y avait sa famille, le Prince de la Camarilla et ses rejetons, sans aucun doute qu'ils se feraient un plaisir de me tailler en pièce dans une joyeuse fête de famille. Encore faudrait-il qu'elle les ai mit au courant, ce dont je doutais fort, vu ses aller-retours fréquent à la villa. Peut être que Papa Camarilla était moins protecteur que je l'aurais pensé finalement. Puisque même avec l'attaque qu'elle avait subit, j'étais encore libre de mes mouvements au point de pouvoir m'approcher de leur villa. Enfin ça ne me rendait pas des plus à l'aise pour autant. C'était détestable ce sentiment poisseux de vulnérabilité qui me collait à la peau et comme une ritournelle qui vous reste en tête, je me demandais encore et toujours ce que je faisais ici. Mais mes conflits intérieurs ne regardaient en rien la demoiselle. Quoi que si en fait, puisque tout était sa faute. Comme pour enfoncer un peu plus le clou, elle me rappelait que la cavalerie viendrait se débarrasser du méchant Lazare au premier cri de jouvencelle en détresse qui s'échapperait de ses lèvres. Mais ça ne lui ressemblait pas, pas que je la connaisse sur le bout des doigts mais si ça avait vraiment été une princesse apeurée à l'idée de se casser un ongle en faisant la sale besogne, elle m'aurait envoyé ses molosses sans même prendre la peine de sortir de chez elle. Poussant ma chance un peu plus loin, je jetais un coup d’œil un peu théâtrale vers la villa avant de revenir sur elle « Pourtant je ne vois que toi... Pourquoi ne pas avoir donné l'alerte avant de sortir ? » Courageuse certes mais n'était-ce pas inconscient de sortir seulement avec un pieu et sans prévenir personne ? Le pieu n'avait pas été un si grand problème le dernier coup, ce qui m'avait perdu c'est ma soif et le plaisir procuré par son sang. Si j'avais fais un peu plus attention, nous ne serions pas là à discuter.

Parce que c'est exactement ce qu'il était entrain d'arriver, on discutait, à chaque fois, alors qu'elle n'avait aucune raison de se montrer patiente avec moi et moi j'avais toutes les raisons du monde d'être ailleurs ou bien de la tuer, maintenant. Mais on restais à notre place, sans pouvoir bouger au risque de rompre le maigre équilibre qui nous séparait du massacre. Elle me proposant ironiquement une poche de sang tout en me glissant l'air de rien qu'il ne fallait pas espérer pouvoir de nouveau boire à sa veine et moi qui restait sagement assis à l'écouté. Sa veine j'aurais eu l'occasion de la prendre à plusieurs reprises ces deux dernières semaines qu'elle n'aurait même pas eu le temps de comprendre d'où ça venait. Et pourtant je ne l'avais pas fait, même si j'aurais tout donné pour pouvoir retrouver un sang comme le sien, jamais je ne reprendrais le risque de recommencer avec elle. Depuis je n'arrivais plus à me la sortir de la tête, j'en étais au point de rêver d'elle souvent, chaque jour. Quand j'avais de la chance, elle me tuait ou me faisait payer l'attaque, les autres fois... Je préfère pas y penser. « Je m'en passerais t'en fais pas... J'ai déjà chassé cette nuit. » Encore heureux, vu comment elle se cramponnait au pieu, qu'elle m'aurait sûrement enfoncé dans le cœur si elle n'avait pas craint que je sois le plus rapide à réagir. Sans faire de gestes trop brusque et l'affoler d'avantage, je me relevais doucement tout en restant adossé à mon arbre. Ce serait presque trop facile pour elle de me tuer, elle avait déjà dégainé son arme et avec les renforts derrière elle, il aurait été juste que je dégaine mes griffes mais ça n'aurait rien arrangé. Depuis quand c'est moi qui était le plus réfléchi ? Son regard froid sur moi avait quelque chose de rassurant, presque réconfortant en fait. « J’aurais dû te tuer quand j’en avais l’occasion. » Formule de politesse lorsqu'on retrouve quelqu'un qu'on aime au sein de la camarilla j'imagine. Lui souriant vaguement, je haussais les épaules pas plus étonné ou impressionné que ça. Après tout c'était plutôt naturel de vouloir éliminer le psychopathe que vous trouviez au fond de votre jardin. « Je pourrais te dire la même chose... » Au bout d'un moment elle allait perdre patience et m'attaquer, ce serait un bon moyen de désamorcé toute cette tension. Mais pourtant elle tenait bon, encore et toujours, ça en devenait énervant. « Qu’est-ce que tu me veux à la fin ? Ne peut-on pas s’arrêter là et faire comme si on ne s’était jamais rencontré ? » Son regard fixé au mien, elle avait presque l'air plus fatigué qu'effrayé. Je crois que je la comprenais, cette situation était loin d'être voulue que ça soit pour elle ou pour moi. Ce qui m'étonnait plus c'est qu'elle ne semblait rien comprendre à tout ça malgré qu'elle avait déjà sa goule attitré qui lui collait aux basques comme le bon petit chien qu'on lui demandait d'être et que j'avais déjà aperçu à plusieurs reprises lors des visites nocturnes. « Tu penses que ça me fait plaisir d'être ici peut être ? Qu'est ce que tu penses que je fais là ? Que je chasse ? Assis contre un arbre ? C'est à cause de ton putain de sang Dawn ! » Comme par habitude je recommençais à m'approcher d'elle en lui tournant autour : « Crois moi, je préférerais être ailleurs là tout de suite, comme toi. Alors si je t'emmerde essaies de faire comme si t'avais pas remarqué que je traîne dans le coin et reprend sagement ta vie de princesse ok ? » Comme si elle allait accepté... N'importe qui de censé aurait dit non et malheureusement pour moi elle avait l'air de savoir utilisé son cerveau. « Mais je crois que pour ce soir j'ai eu ma dose. » Sans vraiment baisser ma garde, je lui tournais le dos en repartant vers les murs des jardins voisins par laquelle j'étais passé. Si elle ne m'attaquait pas par derrière, dans un sens c'est qu'elle acceptait implicitement tout cette comédie et dans le cas contraire, j'aurais au moins le plaisir de me défendre à voir qui aurait le dessus et peut être qu'avec ça j'arriverais enfin à dépasser ce manque de courage qui semblait m'envahir à chaque fois que mes envies de meurtres reprenait le dessus. J'y avais pensé souvent, m'étais approché, mes griffes se sortaient tout aussi assoiffée que moi de son sang, mais au moment de passer à l'acte, une force me retenait, me tirait en arrière, loin d'elle, comme pour la protéger de moi-même. Si je provoquais le destin, l'instinct de survie reprendrait sûrement le dessus.

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Haunted

« Pourtant je ne vois que toi... Pourquoi ne pas avoir donné l'alerte avant de sortir ? » répondit-il à ma bravade, perçant une faiblesse à mon raisonnement, celle qui ne désirait pas que mon père apprenne la partie "Lazare" de mon existence, alors qu'à priori je n'étais responsable de rien. Ni de ce qu'il s'était passé cette autre nuit, ni de sa présence ici-même, ce soir. Et il n'était pas idiot au point de croire que si j'avais prévenu qui que ce soit, je serais seule dehors à présent. Mais il m'exaspérait, purement et simplement. Il commençait à me rendre folle à être ainsi assis par terre à me jauger moi, ma maison, ma famille, mon clan, comme si nous avions une nouvelle faiblesse : mon inconscience à ne pas vouloir prévenir mon père de ce qui s'était produit. « Peut-être par espoir de te raisonner ? » ironisais-je une nouvelle fois, incapable de lui dévoiler les véritables raisons qui motivaient mes décisions. Pourquoi l'aurais-je fait au fond ? Pourquoi lui concéder des détails si précieux sur mon existence ? S'il était si malin et intelligent, il n'avait qu'à le découvrir de lui-même si cela l'intéressait réellement. Mais d'un autre côté, je n'avais pas envie qu'il le fasse. Tout ce que je désirais était tout simplement qu'il s'en aille et ne revienne plus jamais hanter mon existence. Pour toujours et à jamais, que son ombre se dissipe dans la noirceur de la nuit, qu'elle s'évapore en faveur de l'oubli de ces instants, et de tous ceux que nous avions pu partager à notre insu. Ces rêves qui n'avaient fait qu'intensifier cette seconde où mon plus ardent désir était qu'il parte, qu'il quitte la cité des anges en oubliant ses idées de vengeances putrides et moribondes. Ainsi, lui certifier qu'il ne boirait plus à mes veines fut l'écho le plus juste de mon esprit, de ce désir mesquin qu'il en vienne à m'oublier, son soupir de plaisir crépitant presque encore à mon oreille sous l'illusion taciturne d'un ciel trop capricieux, alors qu'il me répondait... « Je m'en passerais t'en fais pas... J'ai déjà chassé cette nuit. » ... l'improbable.

Croyait-il honnêtement que j'accorderais foi à ses mensonges juste parce qu'il les disait de cette place où il faisait une cible de choix ? Tout comme cette autre nuit... non, jamais je n'aurais une telle opportunité de lui arracher ce qui lui restait de vie, puisqu'à cette seconde je n'étais pas certaine de parvenir à mes fins si... Mais déjà se relevait-il sous une lenteur préméditée pour que cela ne provoque aucune méfiance supplémentaire à son égard, tandis que mon regard suivait le sien sans le perdre un seul instant, à croire qu'il me fallait ce contact pour m'assurer qu'il n'allait rien faire, ou comme si cela me permettrait de le convaincre plus facilement. Mais rien de ceci n'était vrai. Rien ne me certifiait que ces secondes me préserveraient du danger qu'il représentait. J'aurais dû le tuer... j'aurais dû... et je le lui glissais à présent, laissant cette vérité s'esquiver de mes lèvres, trouvant un simple écho aux siennes après qu'il m'eut presque souri à ces paroles, ses épaules haussées comme désabusées. L'un de nous deux devrait être mort à cette heure de la nuit. L'un de nous devrait reposer dans les myriades des ténèbres tandis que l'autre continuerait à cheminer sur la terre. Mais rien de tout ceci ne s'était produit, et il se trouvait à présent chez moi, presque dans ma maison... et cela me rendait nerveuse. Peut-être un peu trop.

Mes lèvres formulèrent donc mon agacement, cette recherche de vérité et ce que je n'avais dit qu'à demi-mots jusqu'à présent. Qu'il parte et que nous oublions... Etais-je réellement prête à agir ainsi ? A oublier ce qu'il s'était passé ? A chasser d'un coup d'éponge le passé que nous partagions ? Dans l'idéal sûrement, mais pas dans la réalité. Je n'étais pas assez naïve pour penser qu'il tiendrait si simplement parole. Et le désirait-il seulement ? Alors que son regard ne perdait pas le mien, mais que ses lèvres venaient se desceller pour délivrer... sa décision ? « Tu penses que ça me fait plaisir d'être ici peut être ? Qu'est ce que tu penses que je fais là ? Que je chasse ? Assis contre un arbre ? C'est à cause de ton putain de sang Dawn ! » m'assena-t-il telle une gifle à laquelle je ne m'attendait pas. Mon sang ? S'il s'agissait d'une méthode pour me déstabiliser, il venait d'y parvenir totalement, entièrement, ma hargne n'était plus si forte sur mon arme, mon front s'était plissé, mes lèvres torturées par mes dents alors que je ne parvenais à croire à ce que j'avais fini par renier. Il mentait ? Rassurez-moi, il mentait bel et bien ? Je ne pouvais être liée à un vampire tel que lui ? Je ne pouvais pas posséder un tel lien avec un être qui m'avait donné la nausée à se repaitre de mon sang lors de notre toute première rencontre ! C'était tout simplement impossible ! J'étais la fille du Prince de la Camarilla... ce genre de lien était presque comme une trahison et je détestais l'homme qui avait recommencé à me tourner autour comme cette toute première fois, et ce fut en me traitant d'idiote que ma poigne s'affirma sur mon arme que j'avais presque oublié. Il aurait eu plus d'une occasion de m'attaquer, mais il se contentait de reprendre la parole. « Crois moi, je préférerais être ailleurs là tout de suite, comme toi. Alors si je t'emmerde essaies de faire comme si t'avais pas remarqué que je traîne dans le coin et reprend sagement ta vie de princesse ok ? Mais je crois que pour ce soir j'ai eu ma dose. »

Sa proposition elle-même était une pure hérésie à laquelle je ne pouvais dire oui. Sentir sa présence... Ainsi, cela n'avait pas été que de folles impressions, c'était réellement son odeur que j'avais senti par instant, c'était... Non ! « Espèce de sale menteur de merde ! » sifflais-je du bout des lèvres à l'être qui à présent me tournait le dos pour s'en aller. Ce ne pouvait être si simple. Ce ne pouvait pas être ainsi. Il ne pouvait pas revenir chaque nuit rôder dans les parages ou me suivre à travers la ville pour... pourquoi d'ailleurs ? Avait-il réellement besoin de moi ou n'était-ce qu'un mensonge, une farce pour m'approcher et m'imaginer qu'il ne rôdait autour de moi que par besoin et l'effet désagréable du lien que nous étions sensé avoir. Et si c'était vrai, ne venait-il pas de dire qu'il préférerait être ailleurs ? La mort n'était-elle pas un ailleurs ? La colère, la sensation d'avoir été souillée par cet être qui devait... rêver ? Par pitié, je me souvenais des mots que me glissaient Nathanaël sur cette première nuit. Et il voulait que j'oublie sa présence, que je fasse comme s'il n'était qu'une ombre de plus dans mon obscurité, que je laisse croupir un monstre de plus sous mon lit. Une créature aux griffes acérées, aux crocs dont la brûlure ne charriait que mon sang à l'extérieur de mes veines. Et je devais laisser ce prédateur, tel un loup à peine familier, une bête sauvage qui avait déjà tenté de me dévorer, sinuer derrière-moi, laisser son souffle glacé redessiner la brume sur ma nuque ? « Va te faire foutre Lazare ! » crachais-je en m'avançant de quelques pas rapides dans sa direction, jusqu'à ramasser un caillou sur le sol que je projetai sur lui pour tenter d'évacuer cette frustration, cette colère... Bordel ! Il ne manquait plus qu'on apprenne qu'un vampire sanguinaire était lié par le sang avec moi... Peut-être même un membre du Sabbat. La haine pouvait naître de ce genre de lien. Une haine aussi profonde qu'absurde, un énième danger... et pourtant, c'était mon impulsivité qui trouvait son chemin à travers mes lèvres.

« Je ne serai JAMAIS ta drogue ! » On me l'avait pourtant bien appris... traite bien ta goule et elle te le rendra. Le contraire... Mais il était un vampire, le lien était différent, non ? En vérité, je n'avais jamais entendu parler que d'échanges de sang entre vampires, il était le premier où cela différait, dans ce que je connaissais. Le premier, mais dans le mauvais camp. « Et si je te privais de ma présence ? Si je les prévenais pour que plus jamais tu ne puisses m'approcher ? Crois-tu que tu souffrirais comme toutes tes autres victimes ? » persifflais-je en gardant sagement mon pieu entre mes doigts, ma main le dissimulant derrière mon corps. « Crois-tu que tu crèverais seul dans l'attente du soleil parce que tu as été assez idiot pour ne pas m'écouter ? » continuais-je en reculant sans le perdre de vue. En vérité, j'étais prête à le croire... parce qu'il avait commencé à me rendre folle à délaisser son parfum jusque dans mes rêves et il était tout simplement hors de question qu'il continue ainsi, qu'il se terre derrière-moi. Cette fourbe détermination se sentait-elle dans ces questions qui n'étaient rien d'autre qu'une vérité derrière laquelle je pourrais me retrancher, et qui me tentait réellement en un sens ? Mais je voulais surtout tenter de cerner le lien qui se glissait entre nous et qui me répugnait. L'assassin était toujours là, tapis dans l'ombre derrière ses prunelles. Il était là, il m'observait derrière les fenêtres de son "âme". Il était là et je le voulais aussi loin de moi que possible.



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Lazare Falkenbach
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L'incompréhension envahi ses traits crispés d'habitude dans la crainte. Ou peut être était-ce le contraire, une compréhension bien trop clair qu'elle avait tout le mal du monde à avaler. J'étais passé par là, j'y étais encore d'ailleurs, j'avais chassé à en perdre l'appétit espérant sans doute me purger de ce sang qui était le sien. Mais les rêves, fourbes et insupportables, revenaient sans cesse avec la ponctualité d'un coucou venant me tirer du sommeil fragile pour me laisser tremblant au fond de mon cercueil, en proie aux sueurs froides et à l'insomnie. Comment pouvait-elle croire naïvement me raisonner alors qu'elle avait fait de ma vie -ou du moins de ce qu'il en reste- un enfer. Mais sortie de ses turpitudes par l'instinct de survie -sûrement- elle resserra de nouveau sa prise sur son arme, comme si elle se souvenait subitement d'avec qui elle était entrain de discuter. Mais je n'étais pas là pour me battre avec elle et encore moins pour discuter, je n'avais d'ailleurs aucune idée de la raison qui me poussait à passer par ici à chacune de mes visites en ville, c'était instinctif. J'aurais pu mettre mon cerveau sur pause que mes pas m'y auraient amenés sans l'ombre d'une hésitation. Mais cette soif nouvelle et malsaine avait très largement été étanchée et mieux valait pour elle et pour moi que je m'en aille avant que le mince équilibre ne se rompe.

« Espèce de sale menteur de merde ! » Ce n'était pas l'attaque à laquelle je me serais attendu en lui tournant le dos, mais elle m'agaçait prodigieusement. Quel avantage aurais-je à tirer de venir ici pour lui mentir et m'en aller de nouveau ? Quitte à me déplacer je préférais largement que ça soit pour quelque chose de plus utile que de venir emmerder cette gamine comme le ferait des enfants. Sans m'arrêter ou même répondre à ses accusations ridicules, je continuais mon chemin pour m'éloigner de tout ça. Libre à elle de s'énerver, mais pour notre bien à tout les deux il fallait mieux que j'évite de la suivre sur ce terrain glissant, malgré mon envie dévorante de lui faire ravaler sa colère. « Va te faire foutre Lazare ! » Elle s'approcha de quelques pas et je m'arrêtais pour lui laisser la première esclandre qui mettrait le feu aux poudres, mais tout ce qui m'atteignit c'est une malheureuse pierre qui retomba mollement après s'être écraser contre mon épaule. « Je ne serai JAMAIS ta drogue ! » Un grondement remonta dans ma gorge. Elle commençait sérieusement à me taper sur les nerfs au point de venir réveiller la Bête pourtant repu et sagement endormie jusqu'ici. Ma drogue. Comme si je voulais d'elle comme ma drogue, je la haïssais pour avoir dit ça. La seule femme que j'avais pu un jour considérer comme une drogue était morte il y a de ça presque un siècle, et elle venait revendiquer une place qui n'était plus libre depuis pour avoir été détruite avec mon humanité. La mâchoire et les poings crispés, je tentais en vain de ralentir la course du poison ardent de ma colère qui enflait menaçant comme les orages d'été.

« Et si je te privais de ma présence ? Si je les prévenais pour que plus jamais tu ne puisses m'approcher ? Crois-tu que tu souffrirais comme toutes tes autres victimes ? » Mon souffle quasi-inexistant semblait me brûler de l'intérieur. Pourquoi est ce qu'elle ne la fermait pas ? Voulait-elle réellement mourir ce soir ? Était elle inconsciente ? La raison s'éloignait inexorablement de moi tandis que galvanisée par ses attaques, la Bête piaffait d'impatience et d'une agressivité qui me tordait les entrailles. « Crois-tu que tu crèverais seul dans l'attente du soleil parce que tu as été assez idiot pour ne pas m'écouter ? » « JAMAIS ! » Le rugissement qui monta du plus profond de moi n'avait presque rien d'humain tandis que je me retournais pour fondre sur elle. Mes griffes avaient entaillé mes paumes sanguinolentes de s'être déployées trop tôt sans que je puisse le contrôler. Mes crocs n'ont pas mis longtemps à suivre, le visage déformé par une hargne désespéré. « Jamais je ne mourrais pour toi ! Je tuerais tes amis, ton clan, ta famille ! Tout ceux auxquels tu tiens jusqu'à ce que tu te laisses mourir de chagrin ! MAIS JAMAIS JE NE TE FERAIS LE CADEAU DE MOURIR ! » Mes cris attireraient peut être l'attention mais dans mon état, je n'en avais rien à faire. J'aurais pu tous les tuer, un par un, aveuglé par mon aversion pour cette hybride et sa famille. Lacérés par les griffes, déchiquetés sous l’assaut des crocs, en sang et mourant, cette vision avait quelque chose de jouissif. Oubliant tout instinct de survie, mon bras s'étira au dessus d'elle, prêt à abattre les armes hérissées au bout de mes doigts sur celle qui se jouait de moi comme elle aurait pu le faire de sa goule docile et écœurante. L'éclat meurtrier qui brillait dans mes yeux sembla se briser tandis que mon bras tremblant ne semblait pas vouloir déchirer la chair qui était sienne. Non, non, NON ! Bordel, mais je veux la tuer ! Je veux qu'elle souffre ! Qu'elle me libère de sa malédiction ! Laisses moi... Mais sans pouvoir l'empêcher mes griffes se rétractèrent d'elle-même. Traîtresses ! M'éloignant à reculons de la proie qu'il m'aurait été si facile d'achever, j'avais envie de hurler ma colère, mon désespoir face à ce corps qui me trahissait honteusement face à elle. Prostré dans ma haine à l'écart de cette sorcière, je léchais mes paumes endoloris en lui tournant le dos, consterné et humilié par ma propre faiblesse. « Décides-toi. Tout ça peut se passer de la bonne ou de la mauvaise manière. Si je n'arrive pas a te tuer à cause de ce satané lien, ne pense pas que ta famille en sera épargnée ou même ces humains qui t'ont l'air si cher. Laisse moi seulement rôder et il n'arrivera rien, ni à toi, ni à ceux que tu aimes. Mais comprends bien que je suis prêt à me battre et à mourir pour te faire souffrir si tel est ton choix.» Les cicatrices enfin refermés, je relevais les yeux vers elle, ma colère et mon dégoût ne s'était pas envolés mais elle avait nos destins entre les mains, ce qui me força à me radoucir. Elle pouvait décider de nous tuer tout les deux ou nous épargner en me concédant un peu de sa sécurité et de sa confiance. Pas que ça m'importe énormément, mais si je devais mené une guerre ouverte face à la Camarilla, il faudrait que j'appelle Gus pour me venir en aide et dans l'idée où nous nous en sortions et qu'il tue cette gamine, il me rappellerait à vie cet événement et la fière chandelle que je lui devrais. Sans doute me priverait-il de ma liberté en me rappelant à ses côtés. Un soupire agacé et fatigué s'échappa insidieusement de mes lèvres à cette idée, elle avait vraiment le don de foutre ma vie en l'air.

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Haunted

Avais-je seulement entendu son grondement ou mon esprit avait jugé et refoulé cette information pour le laisser simplement s'immobiliser sous mon regard ? Je n'en étais pas certaine, il n'y avait que ces mots, ces paroles qui s'esquivaient de mes lèvres comme une douce litanie vengeresse qu'il ait osé se nourrir à ma gorge et nous infliger cela. Je le rejetais avec toute l'obstination dont j'étais capable, lui et toute cette histoire de lien, d'attachement, quand bien même il n'avait pas été désiré ni par lui, ni par moi. Malaise improbable et malsain d'une dépendance inavouable et impensable tant nos valeurs étaient dissemblables. Une simple rencontre m'en avait intimement convaincue puisqu'il n'avait pas hésité à laisser son désir décider des secondes à venir, de la proximité de nos êtres, de la caresse pernicieuse de ses lèvres s'abreuvant tout contre ma gorge. Alors, brûlant d'une insidieuse détermination, je lui glissais ces menaces qui me paraissaient presque trop douces en un sens et dont l'issue me paraissait plus qu'inévitable tant je désirais sa mort, l'abandon de ses pas suivant les miens... très certainement avec un peu d'aide de la part des membres de la Camarilla. Ce qui signifiait avouer à mon père quelques parcelles de cette vérité qui ne faisait finalement que confirmer la puissance du fluide qui coulait dans mes veines. Il ne me suffisait que de lire et déceler ce que mes mots feraient naître en lui et cela ne tarda pas. Un mot s'éleva tel le cri d'un animal sauvage hurlant sa colère et son mécontentement. « JAMAIS ! »

Se précipitant sur moi, les mots se précipitaient eux aussi au bord de ses lèvres tandis qu'il se consumait d'une colère dévastatrice que quelques mots avaient déversée sans même comprendre à quel point tout ceci était ignoble et pervertie. « Jamais je ne mourrais pour toi ! Je tuerais tes amis, ton clan, ta famille ! Tout ceux auxquels tu tiens jusqu'à ce que tu te laisses mourir de chagrin ! MAIS JAMAIS JE NE TE FERAIS LE CADEAU DE MOURIR ! » me défia-t-il, me menaça-t-il, se targuant de survivre à tout ceci quand je serais fatalement celle qui se languirait de détresse et de culpabilité. Pas avant qu'il ne soit mort ! Pas avant que l'assassin qui tentait de m'atteindre n'ait lui aussi quitté la terre ! Mes doigts s'étaient resserrés plus étroitement sur l'arme que je dressais en représailles à cette main griffue, ce bras accusateur, qui comme dans un film aux images montées en accélérées, firent basculer la situation sans que nul œil mortel ne soit à même de comprendre ou de saisir ce qui était en train de se passer. Mon regard déterminé, mon souffle presque étouffé, l'adrénaline revenait divaguer à l'intérieur de mon être comme pour me donner la force de le tuer avant qu'il ne m’atteigne alors qu'il dévoilait sa poitrine, ce cœur si précieux que j'atteindrais peut-être... à temps ou non, mais l'atteindre me suffirait. Pourtant, quelque chose dans son regard, dans l'immobilité de son bras retint mon geste... à tord ? Non... son bras reprit forme humaine alors que je réalisais la puissance du lien qui le liait à moi et qui brisa mon souffle une courte seconde avant que je ne vienne expirer une respiration sourde et saccadée alors qu'il se reculait, me laissant croiser son regard. Il m'aurait tuée s'il l'avait pu, il m'aurait assassinée à cette seconde précise si rien n'avait pu retenir son bras. Peut-être l'aurais-je entraîné dans ma déchéance, mais à quoi cela m'aurait-il menée ? Quelle idiote de sortir seule, de ne pas avoir parlé de tout ceci à qui que ce soit. Mais il me tourna le dos comme un animal blessé ayant besoin de se soigner, mais il ne retournait nullement dans sa tanière à cette seconde, la menace que je lui avais moi-même dévoilée auparavant planait encore et je... « Décides-toi. Tout ça peut se passer de la bonne ou de la mauvaise manière. » commença-t-il alors qu'il brisait mes pensées, m'en arrachait pour me confier qu'il y aurait une façon de faire, de vivre tout ceci. « Si je n'arrive pas a te tuer à cause de ce satané lien, ne pense pas que ta famille en sera épargnée ou même ces humains qui t'ont l'air si cher. » poursuivit-il, mettant à présent des termes bien précis sur ce qu'il ferait pour m'atteindre, me contraindre à... lui revenir ? Il me haïssait tout autant que je pouvais le faire, ce sentiment qu'il m'inspirait était si brutal qu'il semblait embraser mes veines et me donner l'envie de le voir mort. Il ne pouvait pas m'atteindre, j'avais vu ses traits se décomposer, l'éclat de ses prunelles se ternir, et cette sourde compréhension que nous avions partagée... il ne pouvait me blesser. Pourquoi alors tenais-je encore ce pieu entre mes doigts ? S'il ne m'attaquait pas, devais-je tenter de le tuer ? Cela serait sans doute le mieux, parfaite solution qui se détachait déjà en lettre de sang sur ses mains qu'il avait meurtries pour rien face à son incapacité. Mais rien ne retiendrait la vengeance du prédateur si je ne... « Laisse moi seulement rôder et il n'arrivera rien, ni à toi, ni à ceux que tu aimes. Mais comprends bien que je suis prêt à me battre et à mourir pour te faire souffrir si tel est ton choix.»

Immobile, mon cœur battant beaucoup trop vite dans ma poitrine, je l'observais lorsqu'il releva son regard vers moi, croisant le mien tandis que j'en étais encore à tenter de saisir la situation. Lui avait eu des nuits pour réaliser cette dépendance alors que je la découvrais dans mon propre jardin, à l'entendre menacer de s'en prendre à mes proches, à réfléchir à la situation en réalisant que ce serait impossible de protéger les êtres humains qui m'étaient proches. Qu'ils soient mes amis, des collègues, des connaissances... L'idée-même qu'il s'en prenne à Jesse me donnait un haut le cœur, car même si elle vivait en connaissant l'univers de la nuit, elle ignorait ce que j'étais. De plus, peut-être éviterait-il toute confrontation avec moi pour s'assurer que rien ne lui arriverait tandis qu'il commencerait à décimer très certainement les plus faibles. Et s'il faisait parti du Sabbat ? L'éventualité n'avait pas été rejetée. Elle était réelle... un moyen d'attirer ma famille et mon clan droit dans un piège pour me protéger en désirant l'éliminer. Un soupir agacé, fatigué, me ramena à cet instant, à l'imaginer continuer à rôder quoiqu'il advienne autour de moi.

« Non. » répondis-je avec une douce détermination presque brutale dans ma manière de lâcher ce simple mot. Puis presque dans la seconde suivante je fermais les yeux, esquissant quelques pas impatients, l'indécision transparaissant dans le mordillement nerveux de mes lèvres, dans cette main qui repoussa une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Non, je ne voulais pas qu'il soit si proche de moi. Non, je ne voulais pas qu'il s'en prenne à mes proches. Non, je ne voulais pas simplement sentir sa présence comme un lointain écho que l'on finirait par saisir, par comprendre. Non, je ne pouvais pas risquer de perdre qui que ce soit en prévenant ma famille ou en l'attaquant ce soir. Non... non... non... Il allait me rendre folle. « Non ! Il n'est pas question que tu rôdes autour de moi comme un chien cherchant un os à ronger... Je te hais ! Tu me... » lançais-je en me tournant vers lui et en dardant à nouveau des prunelles à présent furieuses sur les siennes, tant je sentais les chaînes se refermer inexorablement autour de moi. Peut-être devait-il s'interroger sur ce qui divaguait dans ma tête, ou suivre avec intérêt la bataille invisible que se livrait mon esprit contre lui-même. Je ne voulais pas être liée à lui. Je ne voulais plus avoir à le revoir. Mais cela signifierait tant de choses dont je n'étais pas prête à être responsable. Pinçant brièvement les lèvres, détournant le regard, je croisais finalement les bras en signe de rejet et de protestation à ce que je m'apprêtais à dire. « Tu ne leur feras rien ? J'ai ta promesse ? Parce que si tu me mens, je te jure que tu le regretteras. » dis-je d'un timbre bas, bien trop sourd pour une oreille humaine. « Et pas moyen que tu me tournes autour. On se verra, mais pas ici. Pas comme ça. Je veux un endroit neutre où personne ne pourra nous voir. » énonçais-je en laissant mon regard revenir étudier son visage, tenter d'y déceler l'ombre d'une réaction, de la trahison de ce qu'il pouvait ressentir à mes conditions, qu'il pourrait rejeter d'un geste de la main. Mais d'un autre côté je n'avais aucune raison de lui faire confiance alors que je n'avais envie que de le frapper à cet instant, de passer mes nerfs sur ce vampire qui chamboulait ma vie, mon existence toute entière.


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Tout semblait être contre moi ce soir. Maintenant, elle savait qu'elle ne risquait rien de moi de manière direct. J'aurais pu faire de sa vie un enfer sans même avoir à l'approcher, mais si elle se décidait à m'attaquer de front, est ce que je serais condamner à me défendre jusqu'à ce que l'un de nous tombe de fatigue ? Ou pourrais-je faire un peu mieux que seulement parer ses attaques ? Les questions se bousculaient dans ma tête, mais j'avais au moins le réconfort de voir que je n'étais pas le seul. Sans me lâcher du regard, elle semblait réfléchir sur ce qu'elle devait faire. Le fait qu'elle n'ai pas profiter de ma faiblesse pour m'empaler sur son pieu m'encourageait à croire que je n'aurais peut être pas à me battre et à sacrifier pour cette bataille ridicule. Mourir comme une goule, c'était dégradant, bien plus que mourir par amour, ce que je trouvais déjà très largement ridicule, mais alors pour un sentiment biaisé à cause du sang... Je crois que j'aurais préférer me donner moi-même la mort si ça ne lui avait pas tant fait plaisir. Elle avait l'air tout aussi embêté que moi et ça me procurait un certain plaisir de savoir que c'était moi qui en était à l'origine.

« Non. » Sa réponse claquait dans l'air, et à mes oreilles, ça sonnait comme une déclaration de guerre. Sans me regarder, elle fit plusieurs pas vers moi et j’eus le bonheur de constater que mes griffes semblaient de nouveaux répondre à ma volonté. Mais j'avais du mal à comprendre ce qu'elle me voulait. Pour avoir été attaqué à plusieurs reprises, il était certain que quelqu'un qui se mordillait la lèvre ne représentait pas une grande menace mais je ne pouvais me permettre de baisser trop rapidement la garde. Le regard méfiant, je reculais instinctivement d'un pas pour que même en tendant le bras, son pieu ne ferait que m'effleurer. « Non ! Il n'est pas question que tu rôdes autour de moi comme un chien cherchant un os à ronger... Je te hais ! Tu me... » Un chien cherchant un os à ronger... Elle commençait à devenir insultante là. Son imprudence commençait à me taper sur les nerfs et mon impuissance à pouvoir lui faire du mal n'arrangeait rien à mon humeur. « Dégoûte ? Rends folle ? » Sans pouvoir m'en empêcher, je continuais de la chercher, mais c'est elle qui avait commencer en me rabaissant au rang d'animal. Son regard furieux ne tarda pas à s'abattre sur moi, et mon sourire s'effaça. Je n'étais pas en position de force, ni en position de jouer les malins et je ne voulais pas risquer ma vie à cause de la sensibilité de la demoiselle. Mais ses préoccupations étaient ailleurs, mieux valait que j'apprenne à me montrer patient. Si je déclarais la guerre à la Camarilla et plus précisément à son Prince et sa famille et qu'ils apprenaient que je faisais parti du Sabbat ça risquerait de créer quelques tensions. Elle sembla enfin avoir pris une décision et s'arrêta, les bras croisés et le regard dans le vide. « Tu ne leur feras rien ? J'ai ta promesse ? Parce que si tu me mens, je te jure que tu le regretteras. » Je soupirais légèrement, je pouvais comprendre qu'elle ne me fasse pas confiance, mais me croyait-elle assez stupide pour aller les attaquer seul et sans raison ? Mes chances de survie étaient minimes et si je pouvais l'éviter, je le ferais avec le plus grand plaisir. Sa voix quasiment inaudible transpirait la haine et la rancune, mais ses questions me rassuraient légèrement. « Je le promet... Tant que tu n'essaies pas de me faire tuer, je n'ai aucune raison de m'en prendre à eux. » « Et pas moyen que tu me tournes autour. On se verra, mais pas ici. Pas comme ça. Je veux un endroit neutre où personne ne pourra nous voir. » Je fronçais les sourcils sous la surprise. Se foutait-elle de ma gueule là ? Se voir ?! Déjà que cette soirée n'avait rien d'agréable ni pour moi, ni pour elle et je n'avais pas forcément envie de réitérer l'expérience à plusieurs reprises. Merde et c'était quoi ça ? -Pas ici. Pas comme ça.- Cette gamine avait abuser des films et des séries à l'eau de rose ! Je hochais la tête vivement et croisais les bras à mon tour « J'ai pas besoin de te parler ! C'est juste pour me calmer un peu que je viens là, et tout ça là, ça me calme pas du tout ! C'est tout le contraire, alors non ! » Sans pouvoir supporter son regard une seconde de plus, je détournais les yeux et m'éloignait de nouveau pour me rapprocher de ma porte de sortie. Je rageais pour avoir été si stupide en la laissant m'échapper, mes poings se serraient nerveusement. Dans quelle situation je m'étais fourré sérieusement ?! Voir la fille du Prince de la Camarilla en secret... Le Sabbat me prendrait pour un traître et au lieu d'avoir un clan sur le dos, j'aurais les deux. Et tout ça pourquoi ?! Pour un lien de sang indésirable et involontaire ?! Mais quel choix est-ce que j'avais ? Levant les yeux au ciel, comme si j'y trouverais une réponse, je devais me rendre à l'évidence que si les choses s'arrangeaient, ça ne viendrait pas de là-haut. « Pourquoi vouloir me voir alors que manifestement tu me déteste et que je viens de te promettre de ne pas te faire de mal à toi ou à tes proches ? Si on se voit, ça sera toujours aussi désagréable que ce soir. Et on finira par s’entretuer... Enfin si j'y arrive. Tu pourrais bien me tendre un piège dès la première nuit et te débarrasser de moi. » J'en avais marre, allais-je devoir payer cette erreur de ma vie ?

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Haunted

Il tenta de compléter mes mots, n'étant pas si loin de la vérité en fin de compte, mais à la lueur de mes prunelles furieuses, il sembla pourtant perdre de son aplomb, comme une statue de glace fondant sous les rayons frondeurs du soleil. Ses traits ne restant plus figés dans cette attitude pour le moins frondeuse, alors que toute cette histoire, cette situation, ses menaces, cette décision que j'avais à prendre me donnait envie de vomir à la simple pensée que mon père puisse avoir vent de ce qui se passait ici. Comment réagirait Velcan à me voir ainsi envisager d'accepter la proposition menaçante d'un possible membre du Sabbat ? Et que penserait mon frère de cet instant où au lieu de profiter de ce lien du sang pour brimer un vampire extérieur à la Camarilla, le contraindre de la respecter en lui faisant boire d'autres gouttes de mon sang, je me contentais de rejeter cette éventualité purement et simplement. Incapable de ne serait-ce qu'imaginer être liée définitivement au monstre qui pourtant ne pouvait apparemment lever une arme contre moi. Pourtant, je savais que des vies humaines ne méritaient pas ceci, qu'une apparente indifférence aurait peut-être pu les préserver... Mais il aurait fallu que j'agisse ainsi dès nos premiers instants, à cette seconde, il était bel et bien trop tard pour lui faire envisager que le sort des humains m'indifféraient. Plus encore s'il avait passé du temps à me suivre ces dernières semaines sans que je ne parvienne véritablement à ressentir sa présence avant ce soir. Pourtant la sensation, ce tourbillon de fragrances et d'impressions ne m'avait jamais semblé plus vrai qu'à la lueur de l'aveu qu'il avait pu me faire sur son besoin d'être ici presque chaque soir, à m'entrevoir dans un halo de lumière factice ou dans l'obscurité capricieuse de ma chambre si la solitude était alors mon amie. Aucun homme, jamais, à part Nathanaël, n'était venu jusqu'à celle-ci, et il était la plus fourbe confession de ma part, alors que je le traitais plus que bien, le laissant libre de ses décisions et de ses envies. En vérité, Lazare n'avait pas manqué de chance en s'attachant à moi à défaut d'une autre qui aurait pu tenter d'abuser de sa dominance ou de la perfectionner à outrance. Au lieu de cela, le monde tout entier était témoin du rejet que je faisais de ce lien. Du rejet que lui-même en faisait. Et le destin riait sûrement de sa farce détestable, de cette malédiction qui nous enveloppait de sa cape d'infortune.

Et ce ne fut qu'un simple soupir qui répondit à mes questions, avant que ses lèvres ne viennent farder cette nuit d'une assurance supplémentaire à laquelle pourtant je n'arrivais à croire totalement. Qu'est-ce qui aurait pu me donner envie de le faire après tout ? Son incapacité à pouvoir me tuer malgré son désir de le faire ? La promesse immuable que si je le rejetais comme j'avais dit pouvoir le faire, lui s'en prendrait à ceux qui comptaient pour moi ? Ou bien celle... « Je le promet... Tant que tu n'essaies pas de me faire tuer, je n'ai aucune raison de m'en prendre à eux. » Mais au fond, quel autre choix pouvais-je donc avoir que de me plier à sa demande ? Aucun. Simplement, je comptais avoir cependant des demandes que lui aussi respecterait. Je ne pourrais supporter d'être ainsi éventuellement suivie à l'un de mes pas potentiel. Je ne pouvais guère plus prendre le risque d'être découverte en sa compagnie ou qu'il en vienne à souffler cette vérité nous concernant alors que je n'en avais jamais murmuré un mot. Fragilité nouvelle et excessive qui me condamnerait sûrement à la sécurité de mes pairs. Mais il fronçait à présent les sourcils comme s'il ne comprenait pas que je n'ai tout simplement pas accepté sa proposition telle qu'elle était. « J'ai pas besoin de te parler ! C'est juste pour me calmer un peu que je viens là, et tout ça là, ça me calme pas du tout ! C'est tout le contraire, alors non ! » répliqua-t-il en détournant le regard et en prenant la direction de la sortie de la propriété. Mais s'il refusait... ce serait lui qui ne respecterait pas ce qu'il désirait. Lui qui me pousserait à tenter autre chose que de subir la fragrance de son être parfois au milieu d'une nuit sans lune. Pourtant je le vis agir de la même manière que ma propre indécision, les poings serrés... « Pourquoi vouloir me voir alors que manifestement tu me déteste et que je viens de te promettre de ne pas te faire de mal à toi ou à tes proches ? Si on se voit, ça sera toujours aussi désagréable que ce soir. Et on finira par s’entretuer... Enfin si j'y arrive. Tu pourrais bien me tendre un piège dès la première nuit et te débarrasser de moi. »

Ces paroles possédaient cet accent de vérité qui témoignait du peu de confiance que nous nous accordions, de cette incompréhension de l'autre qui nous poussait à nous entre-déchirer et à nous rejeter invariablement, y compris les propositions que nous formulions dans un premier temps. Mais croyait-il honnêtement que j'allais le laisser me suivre ? Que j'allais accepter d'être celle qui y perdrait beaucoup trop alors qu'il... « Tu crois que je ne pourrais pas t'en tendre un ici ? » commençais-je en laissant un sourire teinté d'ironie se dessiner de mes lèvres sous la vérité de cette constatation. Pourtant n'avais-je pas justement proposé que ce soit un endroit neutre où ni l'un ni l'autre n'avions de véritables repères ou attaches ? Ne voyait-il pas l'effort ? « C'est vrai que rien ne me ferait plus plaisir que de te savoir mort, mais je ne risquerai pas la vie de mes proches si jamais on venait à te rater. » énonçais-je d'un léger sourire forcé qui s'évapora presque immédiatement. Il me faisait horreur, même en cet instant, je regrettais la tranquillité de la nuit qui aurait dû être mienne, mais qui au lieu de cela était ternie par la présence de cet être qui n'était même plus capable de me blesser directement. Peut-être qu'au fond cette situation était pire que la précédente... « Te voir ne me fait pas plus plaisir qu'à toi, et peut-être bien qu'on finira par s'entretuer, mais tu t'imagines qu'à jouer les voyeurs on ne te remarquera jamais ? Ce soir c'était moi... et demain ? » m'énervais-je brusquement, plus agacée qu'en colère devant son inconscience à croire qu'en agissant comme il le faisait depuis ces quelques jours, personne ne viendrait à le remarquer : foutaise ! « Et peut-être que si tu prends ta "dose" comme ce soir, tu auras moins souvent besoin d'être près de moi. » dis-je, parfaitement consciente que je n'étais pas prête à lui sacrifier une nuit sur deux. D'autant plus que selon mes horaires à l'hôpital, cela ne pourrait peut-être pas être possible, sans oublier que je ne voulais pas le voir débarquer dans un endroit plein d'humains fragilisés et de sang. « Mais si ce qui te fait peur... » soufflais-je en venant plus près de lui comme pour tenter le destin, sans pourtant que je ne parvienne à abandonner mon pieu dans l'herbe, car peut-être n'était-ce que les effluves de la chance. D'autant plus que je ne ressentais pas le besoin de le toucher ou ne serait-ce que de l'effleurer. Ou peut-être juste assez parce que je sentais combien il détesterait ça tout comme je haïrais de le sentir toujours sinuant telle une ombre à chacun de mes pas noircis par l'obscurité. « C'est que je puisse en vouloir à ton corps. » lui glissais-je sous un petit sourire mi sensuel, mi moqueur, destiné à l'agacer, seul plaisir de cette noirceur environnante qui grossissait sous les lueurs lointaines qui s'éteignaient. « Aucune crainte à avoir. Alors c'est à prendre ou à laisser. Hors de question qu'on sache que je traîne avec toi... ou que tu traînes derrière moi. »


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Lazare Falkenbach
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Dans toute mon existence vampirique, je crois que jamais je n'ai été aussi dégoûté d'avoir bu du sang. Aussi voluptueux soit-il, j'échangerais volontiers ces quelques gorgées avalées contre la liberté qui m'était si brutalement retiré. L'attachement était une faiblesse que je m'étais interdit pour éviter les représailles et les menaces que je venais justement de faire à Dawn. Mais était-ce réellement la même chose ? Je venais de tenter de la tuer et même si je n'y étais pas arrivé, ça relevait bel et bien d'un désir, d'une pulsion qui m'était familière de vouloir la voir morte. Si une autre personne la tuait pour m'atteindre... ça m'arrangerait ? Ou non ? Je la fixais un instant comme si ça pourrait me donner une réponse, mais même en me concentrant chaque sentiment qui aurait été susceptible d'être ressenti était comme brouillé. Même ma colère et ma haine semblaient être floues et pourtant dieu seul sait à quel point elles étaient présentes. « Tu crois que je ne pourrais pas t'en tendre un ici ? » La mâchoire crispée, je lui jetais un regard noir. Qu'est-ce que je pouvais répondre ? Bien sûr qu'elle pouvait me piéger ici, bien plus qu'ailleurs. Son petit sourire m’exaspérait, si j'avais pu lui l'effacer, lui le faire ravaler, mais elle avait raison. J'étais fait comme un rat et mon seul échappatoire aurait été la fuite ou accepter sa proposition. Moi qui avait foncé tête baissé sous les pluies de balles durant ma fragile humanité, je me retrouvais à devoir choisir entre courber l'échine ou m'enfuir devant une gamine à qui j'aurais dû faire la peau. « C'est vrai que rien ne me ferait plus plaisir que de te savoir mort, mais je ne risquerai pas la vie de mes proches si jamais on venait à te rater. » Perspective réjouissante de s'imaginer échapper à un piège des siens pour leurs faire la peau un par un. Mais pour ça, j'aurais besoin d'aide. Aussi dur soit-il de l'admettre, je ne ferais pas le poids si elle décidait de demander de l'aide à son clan. Pourrais-je seulement demander de l'aide à mon clan ? Comment leur expliquer que si je m'étais retrouvé dans cette position ce n'était qu'à cause d'une chasse malheureuse et non le résultat d'un échange consenti qui aurait tourné à la haine. « Ça ne répond toujours pas à ma question. Pourquoi t'infliger ça alors que tu pourrais l'éviter ? » Le dédain et le haine que je lui inspirais, étaient parfaitement lisible dans son regard et même si je n'y faisais plus vraiment attention aujourd'hui, je n'étais pas sûr de vouloir m'infliger ça de manière volontaire pour pouvoir mieux dormir la nuit. À croire que mes choix se résumaient au masochisme ou à l'insomnie, et bien qu'agaçante, l'insomnie me semblait soudain ne plus être une punition si cruelle. Mais ces rêves, et l'automatisme effrayant qui m'attirait toujours vers elle, non ! Il fallait que ça cesse ou du moins que ça se calme.

« Te voir ne me fait pas plus plaisir qu'à toi, et peut-être bien qu'on finira par s'entretuer, mais tu t'imagines qu'à jouer les voyeurs on ne te remarquera jamais ? Ce soir c'était moi... et demain ? » Décidément, elle avait un don pour me foutre en rogne dès qu'elle ouvrait la bouche. Maintenant elle se foutait ouvertement de ma capacité à rester discret. Si ce soir je m'étais fait avoir c'est parce que soudainement son instinct s'était réveillé. Qu'en sais-je ? Deux semaines sans me remarquer caché dans l'ombre de ses pas et aujourd'hui elle me reprochait mon manque de discrétion ? Est ce qu'elle était sérieuse ? Et puis je ne jouais pas les voyeurs ! Qu'est ce que j'y pouvais moi si son sang me poussait à la suivre ! Si pour avoir un peu de répit, j'étais forcé de me planquer au fond de son jardin et me contenté d'une présence aussi éloigné que dangereuse. « Et peut-être que si tu prends ta "dose" comme ce soir, tu auras moins souvent besoin d'être près de moi. » Je détestais la faiblesse qui transpirait de ses phrases lorsqu'elle parlait de moi. Je n'étais pas un junkie en manque ! Tout ça m'avait été imposé et pour le plaisir que j'en retirais, j'aurais mieux fait de me mettre à la drogue, si inefficace soit-elle sur notre organisme, ça aurait toujours été mieux qu'en ce moment. « Une fois par semaine voir toutes les deux semaines ce sera largement suffisant. » Je devais chasser et se voir trop régulièrement n'aurait qu'amplifier ce lien. Ma vie ne tournerait pas autour d'elle, plutôt mourir que de continuer à venir presque chaque soir pour la voir et risquer ma vie à chaque fois.  « Mais si ce qui te fait peur... » Elle se rapprocha de nouveau et même si cette fois je me retenais de sortir les griffes pour la dissuader de continuer, mon regard ne la lâchait pas, méfiant au possible surtout qu'elle tenait toujours son foutu pieu. Elle était bien trop près et ça commençait sérieusement à m'agacer mais le mur du jardin voisin n'était plus très loin derrière mon dos et je ne lui ferais pas le plaisir de reculer comme une bête craintive dès qu'elle commencerait s'approcher. « C'est que je puisse en vouloir à ton corps. Aucune crainte à avoir. Alors c'est à prendre ou à laisser. Hors de question qu'on sache que je traîne avec toi... ou que tu traînes derrière moi. » Son sourire n’eut pour réponse qu'une moue dégoûté et indigné. Il ne fallait pas qu'elle se mette à me confondre avec son petit chien, je n'étais pas là pour quémander son attention ou ses caresses. Ses airs de princesse effarouchées et mutines n'avait rien d'attractif et après avoir vaguement roulé des yeux je me détournais pour mieux m'éloigner. « J'aurais tout à perdre si nos rencontres s'ébruitaient... Je prends, trois heures les nuits du mardi au Sanatorium. Je viendrais seul et toi aussi. Personne ne doit être au courant et je ferais en sorte d'avoir étanché ma soif avant de venir si ça peut te rassurer un peu. Je ne te toucherais pas et toi non plus, jamais, d'aucune manière. Tant que tout ça sera respecté, je ne te suivrais pas et je ne m'attaquerais à aucun de tes proches. » Mon instinct militaire et froid reprenait doucement le contrôle, je m'étais déjà très largement mis en danger et en position de faiblesse pour la soirée et avoir l'impression factice de reprendre les rennes quelques secondes avait quelque chose de rassurant. Lui jetant un regard interrogateur en attendant qu'elle me donne sa réponse, je lui faisais face et lui tendais la main comme ultime signe de provocation pour tester sa confiance. Tout comme à notre première rencontre j'attendais patiemment qu'elle accepte de la prendre mais cette fois le baisemain était loin d'être de rigueur, je n'avais pas à me montrer charmant ou séducteur puisque le poison qui coulait dans ses veines n'avait plus rien d'attrayant à mes yeux. « Marché conclu ? »

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Haunted

« Une fois par semaine voir toutes les deux semaines ce sera largement suffisant. » finit-il par annoncer, visiblement conscient que nous n'avions mutuellement pas le choix. Je ne voulais que ma liberté sans avoir à le sentir sans cesse dans mon ombre, et plus encore ne jamais le revoir. Lui désirait voir notre lien se dissiper... et être libéré de l'attachement qui le liait à mon être et qui l'empêchait de me tuer. Je m'interrogeais néanmoins sur sa capacité à me faire du mal direction... Cette situation était assez atypique pour attiser une parcelle de ma curiosité à ce sujet, sans pourtant que je tienne véritablement à ce que lui fasse ces mêmes conclusions. Ainsi, alors que je jouais avec les flammes glacées de cet instant, il ne bougea pas, se contentant de m'observer, sans jamais perdre le moindre de mes mouvements de son regard acéré. Sûrement agacé et dégoûté, il se contenta de se détourner sans m'offrir une once de crainte à ainsi me tourner le dos, à croire qu'il n'imaginait pas que je puisse sciemment tenter de m'en prendre à lui alors que nous échangions pour trouver une échappatoire à tout cela. Pourtant, la vérité, si malsaine fut-elle de ne pas être une meurtrière, ne me libérait pas pour autant de mon envie de le tuer, de le voir agoniser à mes pieds. Même si j'imaginais que les souvenirs d'un tel instant hanteraient mon âme et la marqueraient à tout jamais. Au lieu de cela, nous étions tout simplement en train de déterminer entre nous comment nous comptions nous revoir, à quelle occasion, comment... J'avais l'impression de prévoir une opération chirurgicale, mais cela ne me réconfortait pas, bien au contraire.

« J'aurais tout à perdre si nos rencontres s'ébruitaient... Je prends, trois heures les nuits du mardi au Sanatorium. Je viendrais seul et toi aussi. Personne ne doit être au courant et je ferais en sorte d'avoir étanché ma soif avant de venir si ça peut te rassurer un peu. Je ne te toucherais pas et toi non plus, jamais, d'aucune manière. Tant que tout ça sera respecté, je ne te suivrais pas et je ne m'attaquerais à aucun de tes proches. » énonça-t-il froidement, comme si toutes les conditions restantes relevaient de lui, et seulement de lui. J'aurais aimé pouvoir affirmer que j'allais effectivement pouvoir lui tendre un piège, mais je ne le ferais pas, je ne voulais pas que mon clan sache, ainsi, il aurait ce qu'il voudrait, que je vienne seule à ces maudits rendez-vous auxquels j'allais sûrement me rendre à contre cœur, la nausée frôlant mes lèvres de devoir passer du temps avec un vampire qui viendrait tout juste d'assassiner son dîner. Peut-être pour cela. Peut-être pour tout un tas d'autres raisons, lorsque je l'entendis dire avec simplicité « Marché conclu ? », j'eus à nouveau l'envie de tourner les talons, de le laisser là et de tenter le diable parce qu'il me semblait plus attrayant que d'autres rencontres avec cet être auquel je ne ferai sans doute jamais confiance, et ce pour plusieurs raisons.

Je sentais l'interrogation qui persistait dans ses prunelles, celle-là même qui me mettait au défi de lui serrer cette main qu'il me tendait à présent. Je croyais que je ne devais pas le toucher ? « Fais ça bien au moins si tu proposes de sceller notre marché par le toucher, embrasse-moi. » dis-je en inclinant mon visage sur le côté, mon regard le scrutant attentivement avec toute l'effronterie dont j'étais capable. Tout simplement parce que je savais qu'il n'oserait jamais et que je pouvais donc jouer sur la corde si raide sur laquelle nous nous trouvions. Peut-être par pure inconscience ou par une trop grande témérité, reculant d'un pas je rangeais dans une même seconde le pieu que je tenais à ma taille, le gardant néanmoins à proximité comme si je ne pouvais imaginer pouvoir lui accorder ne serait-ce que l'ombre de ma confiance. Et cela se lisait dans le subterfuge de mon refus à ne serait-ce que simplement glisser mes doigts contre les siens pour les serrer et conclure le contrat invisible. Et pourtant tellement présent qui nous reliait à présent tel un fil d'or inaliénable qui m'arrachait de l'ombre de mon indépendance. Contrariée, ce fut avec la rapidité de ma race, comme pour ne pas me rendre trop longtemps trop fragile, je retirais mon débardeur pour me retrouver en sous-vêtement, lui lançant en plein visage ce que j'avais porté jusque-là et qui était indéniablement imprégné de la fragrance délicate de ma peau, de cette saveur presque fleurie qui s'en exhalait naturellement. « Pour t'aider à mieux dormir la nuit. » soufflais-je mi-mutine, mi-ironique, une petite moue rancunière marquant mes lèvres, avant de montrer mes mains comme si une arme me tenait en joue et que je tentais de le convaincre de mon innocence la plus totale alors que je m'approchais à nouveau, malgré toute l'aversion que cette situation provoquait en moi.

« Marché conclu, mais ne t'attends pas à me contrôler. Si je veux te toucher, je te toucherai. » dis-je le cœur battant trop vite pour ne pas trahir le danger que je ressentais à me trouver si proche de lui, ma main vierge de toute arme cherchant à le toucher par pure provocation, l'autre se crispant à proximité de mon pieu, comme si je ne pouvais me retenir de le craindre, lui et ses réactions. Car si une chose était certaine, s'il avait agi ainsi, j'aurais déjà tenté de lui en coller une... voir même deux. Ou peut-être même mon pieu cherchant à s'enfoncer dans sa cage-thoracique tant ma confiance était craquelée depuis cette première rencontre où elle avait volé en éclat dès la seconde où je m'étais un peu trop approchée de la vérité, m'amenant brutalement à sentir la proximité de son corps contre le mien. Un peu comme à cette seconde en vérité, sans que je ne parvienne à prendre assez sur moi pour lui offrir une autre parcelle de cette douceur que je pouvais bien distiller avec parcimonie sur son corps du bout des doigts. Caresse qu'il ressentirait sûrement comme une brûlure invasive et détestable dont je me réjouissais. Je... détestais la noirceur, l'envie de souffrance qu'il éveillait en moi sans parvenir à la renier tant mon aversion pour son être était sauvage et indomptable, se nourrissant de la colère que j'éprouvais face à cette situation, à l'impression de ce fil incassable qui nous reliait et m'empêchait de m'éloigner totalement de lui sans ruiner ce maudit marché auquel je venais à demi-mot de consentir. Mais il avait gagné, remporté la manche et je ne faisais que repousser les limites sous la vengeance capricieuse résultant de la colère que j'éprouvais pour la bêtise qu'il avait faite de se nourrir à ma gorge.


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Pourquoi avais-je l'impression qu'elle ferait vraiment tout pour que ça se passe mal ce soir ? La main tendu, j'attendais patiemment qu'elle daigne la prendre mais ma patience avait des limites qu'elle s'amusait visiblement à tester. Jusqu'ici je me trouvais plus que cordiale, malgré mon léger égarement qui lui aurait coûté la vie sans ce satané lien, pourtant elle s'obstinait à me chercher. « Fais ça bien au moins si tu proposes de sceller notre marché par le toucher, embrasse-moi. » Je fronçais les sourcils face à l'indécence de sa proposition tandis qu'elle me jaugeait avec un léger air de défi. Jamais je ne rentrerais dans son jeu. Bien sûr j'avais eu vent de ce qu'impliquait certains lien de sang, mais je me refusais ne serait-ce que d'y penser, j'en avais assez de ces rêves intrusifs qui polluaient mes nuits alors hors de question que ça vienne en plus polluer ma réalité. Les créatures de la nuit ont souvent des mœurs assez légère mais même avec ça, il n'avait jamais entendu parler d'un marché scellé par un baiser, c'était complètement absurde. « C'est ridicule... » Laissant retomber ma main puisqu'elle ne voulait visiblement pas s'en contenter, je jetais un coup d’œil vers le ciel pour évaluer le temps qu'il me restait avant que je ne sois obliger de m'en aller. Le chemin d'ici jusqu'au bunker me prenait une bonne demi-heure voir trois-quart d'heure et je ne souhaitais pas être surpris par les premiers rayons du soleils qui, contrairement à elle, m'aurait été fatale.

Sans avoir suivi ce qu'elle faisait, je sursautais légèrement en me prenant son débardeur croyant dans un premier temps à une attaque alors que j'étais ailleurs. Mais en me rendant compte de ce qu'elle venait de me lancer, à la vue de sa tenue, je grognais d'agacement et écarta vivement son haut de mon visage pour le tenir éloigné de mon corps complètement crispé comme si dans mon poing je tenais l'objet le plus radioactif et dangereux qui soit. Bordel, mais qu'est ce qui tournait pas rond dans la tête de cette gamine ? J'avais tenté de la tuer, je la suivais jusqu'à ce que ça en devienne du harcèlement et elle, elle ne trouvait rien de mieux que se dévêtir devant moi pour me balancer son débardeur. Les jeunes n'avaient vraiment plus aucun respect pour leur corps ou la pudeur. Faut dire que j'étais dans la même tenue à notre première rencontre... Je chassais ! C'est différent ! « Pour t'aider à mieux dormir la nuit. » Je roulais des yeux désespéré par son humour plus que douteux tandis qu'elle levait les mains en signe d'innocence. Comme si j'allais dormir accroché à ça comme un gamin le serait avec sa peluche. « Je saurais m'en passer. » Pourtant je ne lâchais pas son vêtement, chiffonné au creux de ma main à force de serrer des poings pour tenter de garder mon sang froid. Mais elle ne semblait pas avoir fini de jouer puisqu'elle s'approchait de nouveau, au moins cette fois, elle n'avait pas son pieu mais je n'en étais pas rassuré pour autant.

Après avoir reculé jusqu'à ce que le mur ne m'empêche d'aller plus loin, je me retrouver coincé avec elle en face, très proche, trop proche, beaucoup trop proche. Je me sentais coincé et mon agacement se transforma irrémédiablement en colère. Son cœur battait bien trop vite et ça me rassura malgré moi, même si elle jouait la fille confiante, elle avait toujours peur et craignait sûrement mes réactions. Enfin j'espère que c'était ça. Merde, dites moi que c'est ça ! « Marché conclu, mais ne t'attends pas à me contrôler. Si je veux te toucher, je te toucherai. » Je crois que j'aurais tout donné pour être aussi repoussant que la Bête tapit au fond de moi en cet instant. Ses doigts effleurèrent mon torse, et mon corps tout entier se crispa de dégoût rejetant cette caresse plus que malvenue. Utilisant mon pouvoir de vicissitude mes cheveux se firent plus court, une barbe de trois jours parsema mon visage, mes yeux d'habitude foncé devinrent d'un bleus clairs, les traits anguleux de mes mâchoires s'effacèrent progressivement jusqu'à ce que mon apparence approche de très près celle de son père. L'illusion était loin d'être parfaite mais j'aurais pu être son frère jumeau, dieu merci les différences physiques entre lui et moi n'étaient pas trop éloignés sans quoi je n'aurais jamais pu arriver à un résultat satisfaisant. Bien sûr ma corpulence restait la même mais ce n'était pas gênant, tout ce que je voulais faire c'était l'éloigner en lui montrant un visage devant lequel elle aurait honte de ses agissements. Empruntant la voix de son paternel que j'avais pu entendre à quelques reprises durant ces dernières semaines, je lui répliquais d'une voix autoritaire. « Tu devrais rentrer maintenant. Je ne veux pas que tu me touches, ou c'est toi qui le regrettera. Compris ? » Profitant de l'effet procuré, je me libérais de l'emprise qu'elle avait pu avoir sur moi pour m'éloigner un peu, reprenant mes traits naturels « Il faudrait pas que ton véritable père te surprenne ici dans cette tenue j'imagine... Il se poserait quelques questions. » Ne pouvant retenir un léger sourire fier, je relevais les yeux vers elle. Si elle voulait jouer à être chiante, je serais forcé de me défendre.

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Haunted

« Je saurais m'en passer. » me répliqua-t-il lorsqu'il reçut mon débardeur, ses doigts se contactant dessus et le tenant comme s'il s'agissait d'un objet parfaitement révoltant. Ce vampire était passablement étrange. Combien même le dégoût que nous ressentions l'un envers l'autre pouvait presque se sentir dans l'air qui nous enveloppait, telle une brume envahissante souffrant d'une habitude presque dérisoire à laquelle nous ne pensions plus, je l'avais déjà vu torse nu, son corps s'était déjà collé au mien, ses lèvres caressant ma gorge alors qu'il se repaissait de mon sang. Aussi qu'avait-il contre le fait qu'un frêle morceau de tissu recouvre une partie de ma nudité ? D'autant plus qu'il était plutôt joli, choisi comme toutes choses dans ma garde-robe... d'un simple coup de cœur qui ne m'avait pas demandé bien longtemps. De plus, toute ma tenue était accordée, rappelant la pureté de ces ensembles d'autrefois que je n'avais pas connu, ces tissus, ces fanfreluches qui retombaient avec délicatesses, certaines rehaussant la gorge des femmes avec bien plus de vulgarité que ma tenue présente. Mais il semblait mal à l'aise à cet instant, ressentant le besoin de reculer comme s'il désirait échapper à cette proximité que je cherchais à lui imposer en un sens. Mais ma pseudo nudité n'aurait jamais dû le perturber et cela m'amusait à le voir réagir comme il le faisait, à croire que mon contact viendrait le brûler et le ronger jusqu'à atteindre son cœur alors que le mien continuait à s'emballer sur la lande illusoire de mon être, galopant, palpitant comme une monture ne désirant jamais cesser sa course, tant je le craignais également. Mais sa réaction m'offrait plus d'assurance encore, bel et bien consciente que sa réaction m'offrait une arme des plus improbables en cette seconde.

Mais brusquement, ses traits commencèrent à changer tandis que ma main effleurait imperceptiblement son torse, caresse qui ne me réjouissait pas, contrairement à ma manière d'être habituelle. Presque involontaire, les contacts s'en trouvaient naturels, peut-être trop parfois, au moins de laisser croire que je pourrais être intéressée par plus quand ce n'était sûrement pas le cas. Pourtant à cette seconde, il n'était même pas question d’ambiguïté alors que j'avais senti son corps se tendre sous mes doigts avec la précision d'un chien prêt à mordre la main ayant eu celle qui avait eu l'audace de l'esquisser, ne serait-ce qu'une frêle seconde. Mes doigts hésitèrent, reculèrent à la vision de ces traits qui me semblaient beaucoup trop familiers à cette seconde. « Tu devrais rentrer maintenant. Je ne veux pas que tu me touches, ou c'est toi qui le regrettera. Compris ? » déclara-t-il avec un timbre semblable à celui de mon père... Flippant vraiment ! S'il n'avait pas commencé par mettre de la distance entre nous, il m'aurait vu reculer de plusieurs mètres. Non pas parce que je serais brusquement noyée sous la pudeur que mon père puisse me voir ainsi, ce n'était qu'un soutien-gorge, cela couvrait sans doute plus de peau que certains des bikinis qui se trouvaient dans ma penderie. Mais c'était cette idée d'avoir effleuré mon père et... Je ne voulais surtout pas associer mon père à cet homme, briser le peu de proximité que nous avions sous prétexte qu'il me rappelait Lazare. Ce serait dès lors le monde à l'envers et une réalité que je ne voulais surtout pas vivre. Déjà qu'il était plus proche d'Austyn que de moi, lui faisant infiniment plus confiance parce qu'il le savait à même de survivre à des situations détestables et désagréables auxquelles j'aurais de la chance s'il ne m'arrivait rien.

Du moins, c'était ce dont il était persuadé, et sûrement que cela possédait un semblant de vérité. Mon cœur tambourinant un peu trop fort dans ma poitrine, j'eus néanmoins ce mouvement de recul en le voyant retrouver son visage, comme si tout ceci n'avait été qu'une illusion, un vile effet venu simplement troubler mon esprit. Je savais pourtant qu'il venait de me dévoiler une autre de ses capacités si semblable à ces griffes qu'il faisait naître à ses doigts comme autant de caresses d'une mère pour un enfant. « Il faudrait pas que ton véritable père te surprenne ici dans cette tenue j'imagine... Il se poserait quelques questions. » fit-il remarquer avec une certaine fierté qui venait se lover dans le sourire présent sur ses lèvres, tandis que nos regards se croisaient à nouveau, le sien si semblable à celui que je haïssais. Non pas que l'on puisse le qualifier de laid ou de repoussant, mais ce qu'il était l'était, ce que ses traits ne dévoilaient nullement prenait vie dans ses gestes et ses actions, qui, il fallait le reconnaître, n'avaient rien eu de si agressif à l'exception d'une seule fois ce soir.

Malgré tout, à le voir si fier de lui, j'eus envie de le frapper, de le tuer, de... « Ou alors il se dirait que sa fille a toujours aussi peu de pudeur qu'il y a quelques nuits, à son grand désarroi. Mais je t'interdis de prendre les traits de mon père, tu as compris ? Parce que ce n'est pas moi qui suis sans défense face à l'autre. » lui assenais-je avec une certaine agressivité, n'ayant que trop peu apprécié cet étrange interlude qui me donnait envie de réagir comme une gamine refusant d'obéir à son père... Toujours aussi flippant comme sensation, et j'étais sûrement déjà assez contradictoire et résistante face à tout ça, sans en rajouter. D'autant plus que j'avais bien envie de lui dire que s'il voulait me voir mardi, il avait intérêt à arrêter son cinéma, sauf que si je ne venais pas, si je le rejetais totalement, il y aurait des conséquences qui me rendaient nauséeuse. « Parce que tu crois que j'ai envie, sincèrement, de te toucher Lazare ? Tu te crois malin mais tu reculais comme un gamin il y a deux minutes simplement parce que mes doigts risquaient de t'effleurer. Alors dis-moi... je te fais si peur que ça ? » ironisais-je d'une douceur mesquine, mais aucun sourire ne venait étirer mes lèvres pour une fois, cette petite mésaventure m'avait assez déplût pour que je ne sois plus d'humeur taquine, mes poings serrés contre mes cuisses comme si je rêvais de lui en coller une. « Alors va-t-en, rentre dans ton petit trou de souris ! » fis-je encore claquer sur ma langue comme un ordre qu'il serait obligé de suivre. Attitude que je ne m'étais même jamais permise avec Nathanaël, ou bien trop rarement pour qu'ensuite je vienne me lover contre lui pour lui demander pardon, la colère et cette étrange situation modifiaient mon comportement. Mais le vampire ne tiendrait nullement compte de mes paroles de toute manière, simplement il pourrait m'en haïr que plus... Brusquement, comme si j'avais retenu mon souffle jusqu'à présent, je laissais un soupir s'esquiver de mes lèvres tandis que je reculais jusqu'à m'adosser contre un arbre. « Je déteste ce que tu fais naître en moi... » laissais-je filer du bout des lèvres avant de passer une main sur mon visage pour en chasser... « Je déteste ce lien... » et je te déteste toi, l'assassin. Voici ce que j'aurais dû ajouter mais il se trouvait dans la même situation que moi, à ceci près que j'étais celle qu'il recherchait. J'imaginais que la situation inverse m'aurait rendue plus mal encore, détestant prodigieusement ce que je serais alors devenue. « Si je pouvais te libérer, je le ferais. » soufflais-je finalement d'un timbre plus bas encore, en relevant les yeux pour croiser ses prunelles...


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Lazare Falkenbach
En ville depuis le : 19/10/2013
Gouttes de sang : 140
Célébrité : Jon Kortajarena
Crédits : rosewins

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Je vis depuis : en fôret
Je suis : un vampire
Je suis : un ancien militaire



« Ou alors il se dirait que sa fille a toujours aussi peu de pudeur qu'il y a quelques nuits, à son grand désarroi. Mais je t'interdis de prendre les traits de mon père, tu as compris ? Parce que ce n'est pas moi qui suis sans défense face à l'autre. » Elle n'avait définitivement pas apprécié ma petite plaisanterie. Mais prendre ça pour une faiblesse et me balancer que j'étais sans défense c'était presque un affront. Mais au point où l'on en était, je n'étais plus à une insulte près bien qu'à chacune d'entre elle je me retrouvais forcé à prendre un peu plus sur moi. Mais ma transformation physique avait au moins eu le mérite de l'éloigner de moi. « Ne m'approche pas et jamais ça ne se reproduira. » Tout ça m'agaçait déjà bien assez pour qu'elle vienne en rajouter et maintenant c'était ma faute si ça se passait mal ? Elle venait me narguer ouvertement alors que j'avais déjà bien assez de mal à gérer le lien qui nous unissait sans qu'elle s'en amuse. « Parce que tu crois que j'ai envie, sincèrement, de te toucher Lazare ? Tu te crois malin mais tu reculais comme un gamin il y a deux minutes simplement parce que mes doigts risquaient de t'effleurer. Alors dis-moi... je te fais si peur que ça ? » Malgré moi, je baissais légèrement les yeux. Bien sûr que non, je ne pensais pas qu'elle ai envie de me toucher, j'avais tenté de la tuer et les personnes censée ne s'approchait pas de celui qui aurait pu être leur assassin. Alors qu'elle arrête de s'en amuser comme ça. Je ne voulais pas qu'elle me touche et elle non plus ne voulait pas m'approcher, alors en quoi ça poserait un problème ? « La peur n'a rien à voir là dedans. Mais si tu ne veux pas me toucher alors c'est très bien. Arrête de jouer avec moi comme tu jouerais avec ton petit chien bien dressé. Je ne suis pas ta goule, ni ta chose, je n'ai pas à te faire plaisir et si tu me cherches, je réplique comme je peux. Viens pas te plaindre de récolter ce que tu sèmes, j'ai essayé de rester poli ce soir mais visiblement ça t'amuse d'avantage de te foutre de ma gueule. » Ce n'était pas une complainte mais je lui expliquais ma vision des choses, j'étais clairement en faute là dedans même si pour moi vouloir me nourrir ne constituait pas une faute en soit, et je subissais la situation tout autant qu'elle, alors qu'elle arrête de me pousser à m'énerver comme ça pour ensuite me traiter de monstre.

« Alors va-t-en, rentre dans ton petit trou de souris ! » Un soupire m'échappa et je ne pourrais pas dire si c'était de soulagement ou d'agacement. Forcément, le fait de la voir me donner un ordre en me traitant de souris, il m'en aurait fallu moins que ça pour l'étriper avec une hargne destructrice. Mais j'étais fatigué et à bout pour ce soir. Je n'avais qu'une envie, déposer les armes et effectivement rentrer dans mon 'trou de souris' comme elle venait de me le demander avant que le soleil ne me rattrape. « C'était dans mes intentions. » Sans demander mon reste ou vouloir continuer cette discussion, je me tournais vers le mur du jardin voisin et y grimpait à l'aide de mes griffes qui s'y enfonçait comme dans du beurre. Arrivé en haut, sa voix me retint à nouveau alors que j'étais prêt à disparaître de son jardin et de sa vie jusqu'au vendredi prochain. « Je déteste ce que tu fais naître en moi... » Sans rire... Je faisais le même effet à quasiment tout ceux qui avaient le malheur de me rencontrer, alors la forcer à me supporter, forcément elle n'adorerait pas ça. Sur le coup, j'ai senti ma haine s'évaporer à la voir visiblement aussi mal que moi, adossé à l'arbre contre lequel j'étais quelques heures plus tôt, on était tout les deux dans la même situation et on pouvait même pas se voir sans se haïr.« Je déteste ce lien... » Je ne pu m'empêcher de sourire légèrement, pourquoi me raconter tout ça alors que ça faisait un bon moment qu'elle me le faisait sentir de manière plus que clair. « Si je pouvais te libérer, je le ferais. » Sa voix était basse, et même moi, vampire, j'aurais pu ne pas entendre ce qu'elle venait de dire. Elle finit par relever les yeux pour croiser son regard, et j'avais l'impression de la voir pour la première fois. Elle, pas la fille du prince de la Camarilla ou une bête curieuse que pouvait représenter les hybrides pour moi. Juste Dawn. « Je sais. » Je lui offris un très léger sourire reconnaissant même si de toute façon ses bonnes intentions ne changerait rien à la situation. « À Mardi. » Sur ces mots, je me laissais retomber de l'autre côté du mur pour retourner au bunker le haut de Dawn toujours dans la main.

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« Ne m'approche pas et jamais ça ne se reproduira. » glissa-t-il en réponse à mes premières accusations, mais sans y prêter ne serait-ce que l'ombre d'une seconde, je poursuivais sur la vérité concernant un quelconque contact avec lui, mon geste n'ayant été motivé que pour contredire son ordre, comme une gamine capricieuse qui faisait l'exact contraire de ce que l'on attendait d'elle. Mes mots semblèrent le toucher brusquement, alors que son regard s'esquivait légèrement du mien, comme pris un faute tel un enfant se faisant gronder. Mais la comparaison ne me convenait pas, combien même venais-je de le comparer à un gamin. Car ce n'était pas à un enfant que je parlais, mais bel et bien à un être plus vieux que moi qui n'aurait jamais dû me craindre, et ce même s'il ne parvenait pas à me tuer, sûrement pourrait-il se défendre et parer les coups si je tentais de m'en prendre à lui. « La peur n'a rien à voir là dedans. Mais si tu ne veux pas me toucher alors c'est très bien. Arrête de jouer avec moi comme tu jouerais avec ton petit chien bien dressé. Je ne suis pas ta goule, ni ta chose, je n'ai pas à te faire plaisir et si tu me cherches, je réplique comme je peux. Viens pas te plaindre de récolter ce que tu sèmes, j'ai essayé de rester poli ce soir mais visiblement ça t'amuse d'avantage de te foutre de ma gueule. » m'expliqua-t-il en retour, néanmoins, il prétendait être venu pour rester poli, mais il y avait cette première rencontre qui avait scellé notre avenir et qui ne pouvait être chassée. Et je ne le traitais pas comme un petit chien bien dressé, du moins je n'en avais pas l'impression. Certes, je m'en prenais à lui, j'étais peut-être plus chiante qu'à mon habitude sous la rancune de cette situation que je haïssais de toute mon âme et de toutes mes forces, mais de là à prétendre que je le traitais comme une goule...

MA goule qui plus est ! Jamais ! Nathanaël me suffisait amplement, et encore, je ne le traitais pas non plus ainsi. Pourtant mes lèvres s'entrouvrirent pour lui intimer cet ordre qui ne se voulait pas ainsi, mais bel et bien l'expression de ma colère, alors qu'il soupirait en retour à ces paroles. Il semblait si calme en comparaison que c'en était presque étrange, voir impossible. « C'était dans mes intentions. » La lassitude de tout ceci m'envahissait alors que je réalisais ce que je faisais... le traitant véritablement comme un chien pour la simple et bonne raison qu'il avait joué au cabot intenable dès notre première rencontre... Ne me mords pas, et il avait mordu. Va-t-en et il était resté. Peut-être l'y avais-je également aidé pour ce dernier point, le retenant à l'instant où il aurait dû disparaître. Mais à présent qu'il s'en allait véritablement sans que je ne cherche à le regarder, je me retrouvais contre cet arbre, la rugosité de son tronc marquant ma peau, le vent charriant indifféremment mes cheveux qui frôlaient mes épaules, ainsi que mon visage à travers quelques mèches indisciplinées. Il était monstrueux dans tous ces sentiments négatifs qu'il faisait naître en moi, dans toute cette haine qu'il éveillait au fond de mon être et cette envie meurtrière de mettre fin à ses jours quand jamais telle idée n'avait effleurée mon âme. Les mots s’échappèrent comme une simple vérité que j'avais besoin d'exprimer sous la nuit assassine qui finirait par disparaître au profit d'une nouvelle journée qui me laisserait réfléchir à tout ceci, barrant mon front d'une véritable inquiétude.

Je le savais, sa disparition n'enlèverait rien à la contrariété qui resterait encore. Et finalement, à trop réfléchir à tout ceci, à réaliser combien je détesterais plus encore être à sa place, j'avais simplement soufflé avec sincérité que si j'avais été en mesure de l'aider, je l'aurais fait. Mon regard venant chercher le sien sur ce mur duquel il m'observait... « Je sais. » me répondit-il avant de m'adresser un sourire... reconnaissant ? Immobile, incertaine, j'avais besoin d'un instant pour réaliser que le monstre possédait un visage plus humain que je n'avais jamais deviné derrière le meurtrier de notre première nuit. La créature n'était plus ignoble en cet instant, elle n'était plus qu'une victime du destin qui nous avait lié l'un à l'autre et qui comprenait parce qu'il... il... « À Mardi. » ajouta-t-il, mais le temps que j'entrouvre les lèvres l'avait déjà vu disparaître derrière le mur sans qu'un bruit ne trahisse ses pas. Mon regard retomba finalement autour de moi, observant l'herbe figée dans l'obscurité, couchée par endroit, mais il n'y avait plus que cela et comme une effluve lointaine de son odeur qui flottait encore de-ci de-là, mais que le vent finirait par dissiper. A cette seconde pourtant, je réalisais une chose... il avait emporté mon débardeur, ses doigts ne l'avaient pas lâché malgré les mots qu'il m'avait déversé. Et en vérité, je ne savais pas vraiment quoi en penser, tandis que je me détachais de l'arbre pour finalement regagner la villa par le même chemin qu'à l'allée, non plus pour que personne ne décèle sa présence, mais pour éviter que l'on m'interroge sur l'oubli de mettre un haut. Finalement, peut-être craignais-je que l'on discerne son parfum sur moi, même si ténu fut-il... Et personne, jamais, ne devait apprendre pour ce nous aussi improbable que très certainement destructeur. Car le masque d'humanité se serait effrité d'ici notre prochaine rencontre et ma lassitude compréhensive très certainement oubliée... nous nous détestions, nous nous dégoûtions et cela le resterait.


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