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 Premier Amour - Transylvanie, juillet 1996

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Ashton Valerius
En ville depuis le : 17/10/2013
Gouttes de sang : 418
Célébrité : Jake Gyllenhaal
Crédits : Sevenways

♕ Prince de Transylvanie

Je vis depuis : Dans mon bar
Je suis : Vampire
Je suis : Gérant du The Last Round


La nuit tombait doucement sur les plaines de Transylvanie, et Ashton, assis sur un muret de pierre, nettoyait avec application l'arme dont il s'était servi toute l'après midi sous les conseils sévères de son père. Ses bras étaient lourds de tous ces exercices, mais il frottait néanmoins avec détermination le métal brulant, pour le rendre luisant et prêt à être réutilisé dès le lendemain. Il était devenu un bon tireur à présent, même s'il n'en comprenait toujours pas l'intérêt. Il n'avait aucune intention de devenir un chasseur, pas plus qu'un sportif de haut niveau. Pourtant, déjà à son âge, il aurait prétendre à l'un ou l'autre, à un niveau d'excellence difficilement égalé.
Il n'avait pas même pris le temps d'enlever ses lunettes et ses protèges-oreilles, tant il était concentré sur la tâche à accomplir. Pour cette raison, il n'entendit pas sa sœur s'approcher de lui, et sursauta lorsqu'elle posa un main tendre sur son épaule.

    - Alors Froussard, tu traines ? Se moqua-t-elle, toujours provocatrice, avec un sourire aimant. Le diner est froid.
    - J'ai bientôt fini, je mangerais après, si Père est d'accord.


Il haussa les épaules. L'obscurité, de toute façon, l'empêcherait de poursuivre trop longtemps. Ana hocha la tête, avant de repartir vers la maison. Avant qu'elle n'y parvienne, Ashton la rappela, incapable de contenir ses sentiments plus longtemps.

    - Les autres pensent que je suis bizarre, à l'école, déclara l'enfant, désireux de connaitre l'avis de son ainée sur la question.
    - N'ont-ils pas raison ? S'en amusa-t-elle, avant de se retourner définitivement vers l'habitation.


Ashton fit une moue boudeuse. Peut-être qu'ils avaient raison, oui. Il s'était toujours trouvé différent des autres, de par ses préoccupations, et de par son caractère en général. Un jour, il avait mis à terre un adolescent qui avait parlé d'Ana en des termes injurieux... Et depuis, il n'avait plus beaucoup d'ennemis, mais pas plus d'amis.
Il se sentait affreusement seul, livré à ces entrainements quotidien dont le sens lui échappait.
Un bruissement de feuilles, non loin de lui, l'arracha à ces profondes pensées.

    - Gipsy, c'est toi ? Demanda-t-il avec la voix complice qu'il prenait pour s'adresser à sa chienne, d'une race proche du loup, magnifique. Gipsy ?


Mais ce fut une grande fille, blonde, d'une beauté presque irréelle, qui apparut soudain dans la nuit. Etrangement, Ashton n'eut pas peur, captivé par le regard intense de l'inconnue.

    - Bonsoir, annonça-t-il simplement, avec une expression douce et enfantine. Je suis Ashton.

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“‘Cause I’m bleeding out... So if the last thing that I do is to bring you down, I’ll bleed out for you”
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    Le temps. Le temps était son meilleur allié et son pire ennemi. Le temps finissait toujours par la renvoyer dans le passé, même lorsqu’elle cherchait à l’oublier. Le temps la ramenait chaque fois ici. En Transylvanie. Née de l’union entre l’ancien Roi et une servante timide, elle a rapidement été éloignée du château afin de ne pas menacer la lignée régnante en tentant de prendre le trône ; l’absence d’héritier aurait été le prétexte idéal pour qu’elle fasse valoir son droit d’accession, mais malheureusement, la reine finit par donner à son époux deux enfants, dont un mâle, cinq ans après la naissance de Lilith. Sa mère ayant vu tous ses rêves de devenir la favorite du souverain s’envoler à la naissance des bébés, elle reporta son attention sur sa propre fille. Une attention maladroite, distante, presque mélancolique. Elle se renferma d’autant plus lorsqu’il advint que son unique enfant était frappée de folie, sa maladie se déclarant à l’âge de sept ans pour se propager ensuite lentement, réduisant à néant les chances de trouver un époux respectable. Démise de ses fonctions au château, l’ancienne servante dû se résigner à travailler à la taverne du coin, dissimulant pratiquement entièrement la petite fille aux yeux des autres villageois qui n’auraient sûrement pas hésité à la molester à cause de sa différence. Cette époque bénie où tous l’ignoraient n’avait pas duré longtemps.

    Mais Lilith avait vite compris qu’il lui faudrait mentir pour se faire accepter. Prétendre être normale, prétendre apprécier le Roi, prétendre aimer les hommes auxquels elle ouvrait ses cuisses. Pendant qu’elle fêtait ses anniversaires, devenant chaque année plus belle, la maladie la rongeait et sa haine envers la couronne de Transylvanie n’avait cessé de croître elle aussi. Elle connaissait l’identité de son véritable père, tout comme elle savait pourquoi il avait tenu à ce que sa mère ne soit plus au château dès qu’il avait su qu’elle était enceinte de lui. Il lui avait donné une bourse pleine d’or en espérant ainsi acheter son silence… Néanmoins, lorsque les hérauts du royaume avaient annoncé la venue d’un héritier, la femme n’avait pas cherché à dissimuler la vérité à sa fille. Autant qu’elle sache les raisons de leur déchéance. Autant qu’elle sache qui était responsable de son funeste destin. Et par cet acte, une femme morte des centaines d’années plus tôt scellait le destin d’un Roi destiné à régner à notre époque. Par cette simple décision, elle condamna à mort une tête couronnée, elle imposa l’immortalité à un prince et détruisit une famille. Mais c’est une autre histoire, d’un autre temps.

    Juillet 1997. Revenue sur les terres de sa vie de mortelle, la créature observait l’actuelle lignée Valerius. Une fille aînée et son frère. Ayant conçu une vive animosité à l’égard de la première dès le départ, elle concentra son attention sur le cadet. Prometteur malgré son tempérament plus calme, il faisait preuve d’une détermination impressionnante dès qu’il s’agit de se « montrer à la hauteur des espérances de son père. » Bien trop docile au goût de la jeune femme, il n’en demeurait pas moins un futur chasseur de l’Ordre et par conséquent, une menace potentielle. Elle aurait pu l’éliminer. Lui et sa sœur. Mais elle avait préféré les observer grandir, se fortifier, se forger leur propre caractère. Ce n’était pas la première fois qu’elle leur rendait visite, mais cette fois-ci, elle allait faire un pas de plus. Un seul pas, qui changerait le Destin du jeune Ashton et le sien. Le bruit que produisit le buisson lorsqu’elle le frôla alerta le prince qui appela instinctivement sa chienne-louve ; l’animal était bien trop loin pour l’entendre, Lilith s’en étant assuré. L’odorat des bêtes, en particulier des chiens, pouvait trahir n’importe quel vampire. Il aurait été stupide de se faire démasquer dans ces conditions. Ainsi la dénommée Gispy avait-elle rejoint le château le ventre plein après avoir trouvé une carcasse de lapin encore tiède sur son chemin.

    Elle fit un pas en avant, laissant la lumière de la Lune naissante dévoiler ses traits. Dans le regard bleuté de l’adolescent – un bleu qu’elle partageait de par son sang bâtard – elle aperçut une lueur d’admiration qui lui arracha un sourire presque timide. Sa longue crinière dorée parsemées de quelques nattes fines cascadait dans son dos, de rares mèches venant chatouiller ses pommettes et auréoler son visage. « Bonsoir. Je suis Ashton. » La simplicité avec laquelle il céda à son charme, déclinant son identité par la même occasion, ne la surprit pas. Elle le connaissait, en un sens. Elle l’avait observé de loin suffisamment longtemps pour savoir qu’il n’était pas aussi méfiant que sa sœur. Qui plus est, il ignorait encore l’existence des vampires, leur père s’étant refusé à leur communiquer cette information avant qu’ils ne soient prêts à reprendre le flambeau familial. L’ignorance était le pire ennemi du guerrier. Il aurait dû savoir cela. Elle se rapprocha et, avec des gestes très lents, ôta le casque qu’il avait encore sur les oreilles avant de se présenter d’une voix douce : « Bonsoir, Ashton. Je suis Lilith. »

    Qu’est-ce qui l’avait décidé, ce soir précis, à faire ce pas en avant ? Pourquoi n’avait-elle pas pu rester dans la pénombre ? Que cherchait-elle en adressant la parole au jeune Valerius ? Elle l’ignorait. Elle avait simplement agi comme à chaque fois, poussée par une pulsion qui venait d’on ne sait où. Tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle ne le ferait pas de mal. Pas cette fois, en tout cas. Si Ana avait été à sa place, peut-être qu’elle aurait été tentée de lui briser la nuque ou de l’abandonner exsangue aux yeux de tous… Mais pas Ashton, parce qu’il était… Différent, oui. Pas d’une mauvaise façon pourtant. « Est-ce que je peux m’asseoir un moment à côté de toi ? » Lorsqu’il acquiesça, elle vint se positionner tout près de lui, croisant les jambes sur sa longue robe blanche. « Je suis désolée si je t’ai surpris, j’ai entendu les coups de feu et je suis venue voir ce qui se passait. Tu te débrouilles très bien, tu sais ? » S’autorisant un sourire amusé, elle croisa son regard en se penchant vers lui pour lui dire, presque sur le ton de la confidence : « Et je ne pense pas que tu sois bizarre, juste différent. C’est bien d’être différent, ça fait de toi quelqu’un de spécial. » De spécial, oui. A un point qu’il n’imaginait même pas.
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Ashton Valerius
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♕ Prince de Transylvanie

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De près, la jeune fille était encore plus jolie, et Ashton se sentit rougir légèrement lorsqu'elle retira elle-même le casque qu'il portait sur les oreilles - quelle impolitesse de sa part de l'avoir gardé pour l'accueillir ! Le petit Valerius était plutôt galant, d'ordinaire, ses origines voulant qu'il apprenne avec perfection toutes les règles de bienséance attendues d'un Prince, et il était plutôt doué à manier le protocole. Il se redressa donc brusquement, pour effectuer une révérence d'une grâce inespérée pour un garçon à l'attention de la blonde inconnue.
Le maniement des armes n'était pas un art qui avait fait d'Ashton une brute, bien au contraire... Il avait saisis très tôt la subtilité des mouvements, la façon dont avec un peu de douceur, il pouvait transformer un coup dangereux en une feinte mortelle. Mais cela, son père ne le gratifiait nullement, qualifiant son fils de lâche dès qu'il ne se battait pas de front, avec l'agressivité qui caractérisait leur famille.

    - Bien sûr, Lady Liz, prenez place, je vous en pris... Approuva-t-il avec le même ton avenant, en lui dégageant plus d'espace pour s'asseoir confortablement. Ne vous sentez pas obligée de me flatter parce que je suis Prince : je ferais un bien piètre chasseur, mes tuteurs en sont témoins, ajouta-t-il avec une modestie non surfaite, offrant néanmoins à ce compliment un sourire embarrassé de plaisir. Mais cela m'est égal.


Cette fois-ci, une pointe de mensonge, inconscient, se glissa dans la déclaration. Il lui aurait été égal en effet d'avoir un niveau tout à fait commun dans ces disciplines violentes, si cet échec n'aurait pas eu pour conséquence de décevoir les seuls parents qu'il lui restait. Il ne faisait des efforts que pour les satisfaire, et non pour combler ses propres ambitions, qui décoraient d'encre les pages de ses grimoires. Quand son temps lui appartenait - rarement - Ashton retrouvait le confort de la bibliothèque : il pouvait alors choisir un livre où il perfectionnait sa connaissance des stratégies militaires, dans l'optique d'en faire un jour profiter son géniteur, lors d'une confidence entre hommes qui ne venait jamais... D'autres jours, il préférait des récits fantastiques, dans lesquels son esprit aventureux seul était sollicité. Des longues journées d'hiver, encore, il parcourait les gros volumes des encyclopédies d'une autre époque qui étaient conservées précieusement dans la réserve.
Son avidité intellectuelle n'avait de limites que les reproches du plus ancien Valerius, qui lui interdisait de fatiguer des yeux pour du papier, qui ne valait pas une expérience physique dans la forêt, à la poursuite d'une quelconque proie qui servirait d'exemple.

    - C'est mieux, d'être spécial ? Répéta-t-il, dubitatif, en se sentant honteux que son interlocutrice ait pu surprendre cet instant de faiblesse sur son identité. J'aimerais juste être normal. Avoir une mère, des amis, tout ça.


C'était moins difficile de se confier sur ce sujet qu'il ne l'aurait cru. Finalement, il assumait peut-être qui il était, même si la possibilité d'avoir une autre destinée le tentait... Mais cela ne dépendait malheureusement pas de lui.

    - Vous êtes différente, aussi. Ashton se tourna vers elle pour fixer son visage avec intensité. Il n'avait jamais vu de femme plus belle, c'était une certitude... Mais il y avait autre chose. Quelque chose d'un peu sombre, qui ne le rassurait pas sur son état. Ou peut-être que ça vient de moi... Soupira-t-il en haussant les épaules.


Il avait tellement envie d'avoir des amis qu'il cherchait probablement chez n'importe qui des similitudes avec sa condition de paria. Mais il ne voulait pas infliger cette étiquette à la première personne qui semblait vraiment s'intéresser à lui, pour ce qu'il était... Enfin, c'est ce qu'il souhaitait croire.
Il n'avait aucun souvenir qu'on lui ait déjà parlé d'une "Liz", comme il avait compris qu'elle se prénommait, murmure involontairement écorché par le croassement d'un corbeau, au moment où elle le prononçait.

    - Que venez-vous faire ici, Lady Liz ? Demanda-t-il subitement, se rappelant alors des recommandations qu'on lui avait fait depuis sa plus tendre enfance. Il n'était pas impossible après tout qu'elle soit une ennemie, se rapprochant de lui pour l'éliminer... Qu'importe. Ashton s'égaya à cette idée, qu'il n'était pas sûr de saisir entièrement : si la mort avait ces yeux sublimes, alors, il se laisserait surement emmener sans protester. Connaissez-vous ma famille ?

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